Prédication Culte du 26 avril 2026 par le Pasteur Claude Missidimbazi
« Nous savons, en effet, que si cette tente où nous habitons sur la terre est détruite, nous avons dans le ciel un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’a pas été faite de main d’homme. Aussi gémissons-nous dans cette tente, désirant revêtir notre domicile céleste, si du moins nous sommes trouvés vêtus et non pas nus. Car tandis que nous sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés, parce que nous voulons, non pas nous dépouiller, mais nous revêtir, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie. Et celui qui nous a formés pour cela, c’est Dieu, qui nous a donné les arrhes de l’Esprit.
Nous sommes donc toujours pleins de confiance, et nous savons qu’en demeurant dans ce corps nous demeurons loin du Seigneur, car nous marchons par la foi et non par la vue; nous sommes pleins de confiance, et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur. C’est pour cela aussi que nous nous efforçons de lui être agréables, soit que nous demeurions dans ce corps, soit que nous le quittions. Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps.»
2 Corinthiens 5.1-10 (Nouvelle Édition de Genève)
Introduction
La puissance de résurrection du Christ concerne tous les croyants.
Nous avons vu dans la première partie cette vérité : Quoiqu’il arrive aujourd’hui ou demain, regardons toute notre vie sous l’angle de la résurrection de Jésus Christ.
Interprétons tous les événements (dans le monde, l’église, notre vie personnelle) à travers cette clef. Cette vérité est toujours d’actualité.
La résurrection du Christ doit être au centre de notre vie, de notre foi, de notre pratique chrétienne : « si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine. » (1 Corinthiens 15.14)
Ceux qui ont rencontré le Ressuscité ont été profondément transformé. La vérité de la Résurrection est une réalité qui peut être mise en pratique dans le monde réel.
Il ne s’agit pas simplement d’une doctrine théorique intéressante, mais d’une doctrine qui touche et qui transforme la vie de tous ceux qui se tournent vers Jésus-Christ.
Dieu transforme la vie de ceux qui mettent en pratique Sa vérité.
Nous savons que nous allons tous mourir un jour. Chacun doit se préparer à être devant le Juge suprême pour qui rien n’est caché.
Nous devons préparer notre avenir et investir pour les choses éternelles.
L’apôtre Paul a beaucoup souffert, subi beaucoup d’opposition malgré, ou même à cause du succès de son ministère. Et nous avons vu dans la première partie, comment la réalité de la Résurrection lui permettait de persévérer dans la vie présente.
Cependant, la Résurrection n’a pas seulement un impact sur notre vie ici et maintenant.
La Résurrection mène à la vie éternelle : elle a un impact sur l’avenir.
La garantie d’un nouveau corps
L’apôtre Paul ressent sa vie présente comme du provisoire : « Nous savons, en effet, que si cette tente où nous habitons sur la terre est détruite, nous avons dans le ciel un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’a pas été faite de main d’homme. » (v.1)
L’apôtre Paul croyait que La fin de l’ancien corps ne mettait pas fin à son existence. Il savait qu’il obtiendrait un nouveau corps.
Ce corps il le décrit de manière extraordinaire au verset 1 : c’est une construction céleste, éternelle, ouvrage de Dieu.
Ce corps est particulier : il ne connaîtra ni la maladie, ni la mort, c’est l’œuvre de Dieu Lui-même.
Il dira dans l’autre épître : «… en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l’immortalité. » (1 Corinthiens 15.52-53)
L’apôtre Paul ne cache rien et partage aussi son angoisse et ses difficultés, en disant au verset 2 : « Aussi gémissons-nous dans cette tente, désirant revêtir notre domicile céleste… »
L’apôtre est sincère : le fait d’être chrétien n’épargne pas des difficultés et des aléas de la fragilité de notre corps mortel.
« Aussi gémissons-nous dans cette tente, désirant revêtir notre domicile céleste, si du moins nous sommes trouvés vêtus et non pas nus.» (v.2-3)
L’apôtre Paul parle de cette période entre la mort physique d’un croyant et la résurrection, comme d’une nudité. C’est un état intermédiaire où le croyant est revêtu de son corps terrestre, mais pas encore revêtu du corps céleste.
Le corps charnel ne peut pas avoir accès au royaume céleste : il nous faut ce nouveau corps que seul le Christ donne.
Pour le chrétien, il y a pendant que nous vivons sur cette terre un véritable tiraillement entre l’envie de revêtir le corps céleste et le désir de continuer à servir le Seigneur, et les autres ici bas.
Le chrétien sera toujours dans un combat tant qu’il sera sur cette terre, mais il doit continuer avec courage de marcher avec Dieu.
Être chrétien c’est signer un engagement avec un Seigneur qui a Lui-même beaucoup souffert et a mené Sa mission jusqu’au bout, malgré de fortes oppositions.
Le chrétien a une grande espérance : ce qui est mortel sera englouti par la vie supérieure de Dieu.
v.4 « Car tandis que nous sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés, parce que nous voulons, non pas nous dépouiller, mais nous revêtir, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie. »
L’apôtre Paul reconnaissait que sa tente (son corps) était en train de s’user, se fatiguer de plus en plus, et cela devenait un fardeau pour lui. Il ne pouvait plus faire les mêmes choses.
Mais cela ne suscitait pas un désir de mort pour autant : il aimait la vie, mais il savait que quelque chose de meilleure arrivait.
La présence de l’Esprit, garantie de la nouvelle vie à laquelle Dieu nous destine
L’apôtre Paul a l’assurance absolue que ce que D ieu a promis, il a le pouvoir de le faire.
Ils nous parlent ici de plusieurs garanties que nous pouvons considérer pour être nous aussi assurés.
La première garantie se trouve au verset 5 :
« Et celui qui nous a formés pour cela, c’est Dieu, qui nous a donné les arrhes de l’Esprit. »
Dieu achève toujours ses œuvres : Sa promesse pour nous réside dans la présence dans nos vies de l’Esprit Saint.
La présence du Saint Esprit au sein du corps du croyant est une garantie divine que le chrétien recevra un corps nouveau céleste.
L’apôtre Paul écrit ailleurs : « Et ce n’est pas elle seulement [la création]; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps. » (Romains 8.23)
Dieu nous a donné les arrhes de l’Esprit, un acompte, un gage. C’est une grâce : nous ne méritons rien.
Le signe de la nouvelle vie à laquelle Dieu nous a destinée, c’est la présence de l’Esprit de Dieu dans nos cœurs, garantissant ce qui est à venir.
Dans le grec moderne le mot, rendu ici par « arrhes », désigne la bague de fiançailles, c’est la promesse que bien plus est à venir.
Le Saint Esprit en nous est la bague de fiançailles, le signe que nous, l’Église, l’épouse du Christ, nous allons nous retrouver, un jour, avec notre époux dans les Cieux.
Le Seigneur a promis Sa présence permanente aux disciples :
- « […]. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.»(Matthieu 28.20)
- « Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux. »(Mathieu 18.20)
Chaque chrétien est personnellement habité par le Christ vivant.
« J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. » (Galates 2.20)
Même dans notre corps humain, nous pouvons avoir une relation réelle avec le Ressuscité, même si nous n’avons pas encore la pleine présence de cette réalité.
Nous pouvons ressentir parfois la présence de D ieu, parfois non. Mais, Il n’est jamais absent même quand nous ne ressentons rien.
Le Seigneur a promis d’être avec nous tout le temps et cette présence est notre garantie pour notre avenir.
Il voit nos fautes, nos infidélités, nos désobéissances mais malgré tout cela, le Seigneur ne nous quitte jamais.
Sa présence est notre garantie : si Il demeure présent en nous, là où Il est, et là où Il sera, nous aussi nous sommes, et nous serons.
Le S eigneur a promis : « Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. » (Jean 14.3)
La foi nous donne la certitude de la nouvelle vie à laquelle Dieu nous destine
v.6-7 « Nous sommes donc toujours pleins de confiance, et nous savons qu’en demeurant dans ce corps nous demeurons loin du Seigneur, car nous marchons par la foi et non par la vue… »
En tant que disciples du Christ, nous menons notre vie sur la base de la foi et non par l’apparence des choses.
Dieu veut nous apprendre cette grande leçon : toujours croire en Lui.
L’apôtre Paul regardait avec les yeux de la foi les choses qui ne se voient pas à l’œil nu.
Il affirme au chapitre précédent de la même épître : « Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles. » (2 Corinthiens 4.17-18)
Par la foi, l’apôtre Paul avait la certitude de posséder un corps nouveau bien qu’il ne l’avait jamais vu de ses yeux.
Un théologien a dit « Tant que nous sommes dans ce monde nous ne pouvons saisir l’invisible que par la foi ».
L’auteur Mark Twain a écrit : « Faites des projets pour l’avenir c’est là que vous allez passer le reste de votre vie »
La Bible dit que la foi est une ferme assurance des choses que l’on espère, la substance, le titre de propriété, la garantie que ce que Dieu a promis, Il le fera. La foi c’est une démonstration de ce que l’on ne voit pas (Hébreux 11).
La foi fait le pont entre l’invisible et le visible.
La foi c’est marcher par rapport à ce que Dieu dit, croire ce qu’Il est, et marcher dans l’obéissance.
Nous devons donc marcher selon cette nouvelle identité céleste que Dieu nous donne. Le chrétien est dans le monde mais n’est pas du monde.
Considérons la vie de Moïse. Sa vie est une démonstration de ce qu’est la foi : « il regarda l’opprobre de Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l’Egypte, car il avait les yeux fixés sur la rémunération. C’est par la foi qu’il quitta l’Egypte, sans être effrayé de la colère du roi; car il se montra ferme, comme voyant celui qui est invisible. » (Hébreux 11.26-27)
Moïse avait compris que ce qui est invisible est éternel et que ce qui est visible est éphémère. Il a vécu en faisant le choix le plus judicieux.
Quand le Christ Jésus a été baptisé, l’Esprit L’a conduit dans le désert pour être testé, éprouvé, notamment par la vision de tous les trésors de la terre.
Le fait de courir derrière les choses de ce monde, revient en quelques sortes à se prosterner devant le satan. Car le chrétien recherche les choses d’en haut, et se contente de ce que le Père lui donne dans Sa bonté.
La certitude de comparaître devant le tribunal de Christ
v.9 « C’est pour cela aussi que nous nous efforçons de lui être agréables, soit que nous demeurions dans ce corps, soit que nous le quittions. »
Vivre de manière à plaire au Seigneur c’était l’ambition de l’apôtre Paul.
Notre but suprême et principal au quotidien est de plaire à notre Seigneur.
« […] nous nous efforçons de lui être agréables » : Il y a de l’ambition à avoir pour atteindre cet objectif, de véritables efforts à faire.
L’obéissance est le devoir de tout chrétien, plaire à D ieu implique de chercher sans cesse Sa volonté, dans tous les domaines : Est-ce que ce que je donne, cela plaît au S.eigneur ? Quand je loue Dieu, est-ce que cette louange plaît au Seigneur ? Quand je prêche, est-ce que cette prédication plaît au Seigneur ? Ma manière d’être, ma tenue vestimentaire, ma manière de gérer mon corps physique, est-ce que cela plaît au Seigneur ?
C’était là l’objectif de Paul : plaire et être agréable au S eigneur.
Le chrétien ne doit pas chercher à plaire aux hommes, mais toujours à Dieu en priorité : « Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ. » (Galates 1.10)
Et pourquoi l’apôtre Paul se donnait tant de peines ?
Il écrit en réponse : « Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps. » (v.5)
Nous allons tous mourir, et c’est pour cela que nous devons préparer notre mort.
Personne n’aime penser à la mort, et au jugement mais il y a un jour qui nous attend tous où nous nous tiendrons devant le tribunal de Christ pour rendre compte de la manière dont nous avons mené notre vie.
L’apôtre Paul donne des caractéristiques claires de ce jugement :
- C’est une nécessité (« Car il faut… »)
- Personne ne sera exempté (« Car il nous faut tous… »)
- C’est un jugement individuel (« … afin que chacun… »)
- C’est un jugement sur les actes et non sur la position : qu’avons nous fait des talents et dons, du travail que Dieu nous a confiés ? (« … selon le bien et le mal qu’il aura fait, étant dans son corps… »)
- Le jugement est présidé par le Christ Lui-même (« … devant le tribunal de Christ… »)
Il y aura différentes récompenses : Pour certains, une couronne incorruptible, pour avoir mené des luttes et être restés disciplinés. Pour d’autres, une couronne de joie, pour avoir rendu témoignage. Pour d’autres encore, une couronne de justice pour avoir soupiré après l’apparition de Christ. Pour d’autres enfin, une couronne de vie pour avoir enduré les épreuves.
Conclusion
Que le Seigneur nous aide à vivre en ayant conscience que ce jugement viendra assurément. Nous sommes en chemin vers notre vraie demeure.
« Une seule vie qui bientôt s’achèvera, seul ce qui est fait pour le Christ durera »(Charles Studd) !

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