Prédication Culte du dimanche 19 juillet 2026 par le Pasteur Claude Missidimbazi
« Vous savez que Dieu est juste ; reconnaissez, par conséquent, que tout homme qui accomplit ce qui est juste est né de lui.
Voyez combien le Père nous a aimés pour que nous puissions être appelés enfants de Dieu – et nous le sommes ! Voici pourquoi le monde ne nous reconnaît pas : c’est parce qu’il n’a pas reconnu Dieu. Mes chers amis, dès à présent nous sommes enfants de Dieu et ce que nous serons un jour n’a pas encore été rendu manifeste. Nous savons que lorsque Christ paraîtra, nous serons semblables à lui, car nous le verrons tel qu’il est. Tous ceux qui fondent sur Christ une telle espérance se rendent eux-mêmes purs, tout comme Christ est pur. »
1 Jean 2.29 - 3.3
« Celui qui croit que Jésus est Christ est né de Dieu. Et celui qui aime le Père, qui fait naître à la vie, aime aussi les enfants nés de lui. Voici comment nous savons que nous aimons les enfants de Dieu : c’est lorsque nous aimons Dieu lui-même et que nous obéissons à ses commandements. »
1 Jean 5.1-2
« Alors Jésus dit aux Juifs qui avaient mis leur foi en lui : Si vous vous attachez à la Parole que je vous ai annoncée, vous êtes vraiment mes disciples. Vous connaîtrez la vérité, et la vérité fera de vous des hommes libres. – Nous, lui répondirent-ils, nous sommes la postérité d’Abraham, nous n’avons jamais été esclaves de personne. Comment peux-tu dire : « Vous serez des hommes libres ? » – Vraiment, je vous l’assure, leur répondit Jésus, tout homme qui commet le péché est esclave du péché. Or, un esclave ne fait pas partie de la famille, un fils, lui, en fait partie pour toujours. Si donc c’est le Fils qui vous donne la liberté, alors vous serez vraiment libres. Je sais que vous êtes les descendants d’Abraham. Pourtant, vous cherchez à me faire mourir parce que ma parole ne trouve aucun accès dans votre cœur. Moi, je parle de ce que j’ai vu chez mon Père. Quant à vous, vous faites ce que vous avez appris de votre père. – Notre père à nous, répondirent-ils, c’est Abraham. – Eh bien, leur répliqua Jésus, si vous étiez vraiment des enfants d’Abraham, vous agiriez comme lui. Au lieu de cela, vous cherchez à me faire mourir. Pourquoi ? Parce que je vous dis la vérité telle que je l’ai apprise de Dieu. Jamais Abraham n’a agi comme vous. Vous agissez exactement comme votre père à vous ! – Mais, répondirent-ils, nous ne sommes pas des enfants illégitimes. Nous n’avons qu’un seul Père : Dieu ! – Si vraiment Dieu était votre Père, leur dit Jésus, vous m’aimeriez, car c’est de Dieu que je proviens, c’est de Dieu que je suis venu. Je ne suis pas venu de ma propre initiative, c’est lui qui m’a envoyé. Pourquoi ne comprenez-vous pas ce que je vous dis ? Parce que vous êtes incapables de recevoir mes paroles. Votre père, c’est le diable, et vous voulez vous conformer à ses désirs. Depuis le commencement, c’est un meurtrier : il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il ment, il parle de son propre fond, puisqu’il est menteur, lui le père du mensonge. Mais moi, je dis la vérité. C’est précisément pour cela que vous ne me croyez pas. Qui d’entre vous peut produire la preuve que j’ai commis une seule faute ? Si je dis vrai, pourquoi ne me croyez-vous pas ? Celui qui appartient à Dieu écoute les paroles de Dieu. Si vous ne les écoutez pas, c’est parce que vous ne lui appartenez pas. »
Jean 8.31-47
Introduction
Nous commençons ici une série de messages sur ce qu’est être un enfant de Dieu, en nous penchant sur les caractéristiques, les critères bibliques attestés.
L’auteur de la première épître de Jean écrit à une assemblée locale qui traverait des moments difficiles à cause des faux enseignants qui enseignaient des choses contraires à la foi chrétienne.
Il va corriger ces erreurs en apportant la vérité de D.ieu, pour édifier la communauté de chrétien.
Il rappelle à l’Église un certains nombres de caractéristiques distinctives qui montrent qu’Elle n’est pas l’Église d’un homme mais appartient à Dieu.
Il s’agit de la nouvelle famille de Dieu : « […] vous n’êtes plus des étrangers ou des résidents temporaires, vous êtes concitoyens des membres du peuple saint, vous faites partie de la famille de Dieu. » (Éphésiens 2.19)
Nous allons donc nous pencher sur cette famille de Dieu, famille des enfants nés de Dieu.
Celui qui naît de Dieu reçoit la nature de Dieu
Dans la première épître de Jean, l’auteur affirme d’emblée : « Vous savez que Dieu est juste ; reconnaissez, par conséquent, que tout homme qui accomplit ce qui est juste est né de lui. » (1 Jean 2.29)
Les enfants partagent les caractéristiques de leurs parents, car ils partagent leur nature.
Nous lisons dans l’Évangile selon Jean : « Certains pourtant l’ont accueilli ; ils ont cru en lui. A tous ceux-là, il a accordé le privilège de devenir enfants de Dieu. Ce n’est pas par une naissance naturelle, ni sous l’impulsion d’un désir, ou encore par la volonté d’un homme, qu’ils le sont devenus ; mais c’est de Dieu qu’ils sont nés. » (Jean 1.12-13)
Les enfants de Dieu sont nés de Dieu : Dieu est à l’origine de leur naissance.
Ceux qui sont nés de Dieu ont en eux les traits de caractère de Dieu Lui-même, ils ressemblent à Dieu.
C’est un fait un incontournable, et parfois même effrayant, que les enfants manifestent quelque chose de la constitution physique, morale et émotionnelle de leurs parents.
Il en va de même dans le domaine spirituel.
L’auteur de la première épître de Jean parle de cette logique au verset 29 du chapitre 2, comme nous l’avons lu :« […]Dieu est juste […] par conséquent […] tout homme qui accomplit ce qui est juste est né de lui. »
Ce que nous faisons découle de ce que nous sommes.
Ceux qui naissent de l’action de Dieu Lui-même reçoivent de Lui Sa propre nature.
La nouvelle naissance nous apporte la nature de Dieu, les désirs de Dieu, les envies de Dieu, les émotions de notre Père…
La naissance spirituelle est la prérogative exclusive de Dieu. C’est une action unique et exclusivement divine.
C’est une action qui a commencé dans le passé et qui continue. Nous n’y sommes pour rien. Nous ne sommes que les bénéficiaires de l’action souveraine de D.ieu.
Le comportement juste montre qui est né de Dieu
Comment savoir alors si quelqu’un est véritablement né de Dieu ?
Plus haut, nous avons lu : « Si vous savez qu’Il [Le Père] est juste, vous savez que quiconque fait ce qui est juste est né de Dieu. »
C’est par ses caractéristiques que l’enfant renvoie à son parent.
La pratique de ce qui est juste caractérise ceux qui sont nés de Dieu, car Lui-même est juste.
Tout homme qui fait ce qui est juste, accomplit, agit en pratique, manifeste qu’il est enfant de D.ieu. Il ne s’agit pas juste de théories, de croyances, d’adhésion en pensée ou en paroles. Ce sont les actes qui sont les preuves.
Il ne faut pas se contenter de mots mais pratiquer ce que dit la Bible.
Le réformateur Luther a dit : « Ce ne sont pas les bonnes œuvres qui font un homme bon, mais c’est un homme bon qui accomplit de bonnes œuvres. »
Ce que nous disons, ce que nous faisons est le produit de notre nature.
Et il est impossible de changer sa nature et vivre autrement sans une œuvre miraculeuse du Père.
Dans le long passage de l’Évangile selon Jean 8, le Christ Jésus nous parle justement de cette réalité.
Dans le contexte, le Christ promet une liberté que nul autre ne peut donner. Elle est fondée sur la vérité, que Lui seul possède.
En tant que Messie, Jésus est venu libérer les captifs. La véritable liberté ne se trouve que dans la justification qu’Il apporte par Son œuvre à la Croix.
Ainsi nul ne peut revendiquer Dieu comme Père, si il ne reconnaît pas le Christ Jésus comme sauveur.
La plus grande révélation que le Christ a enseigné à Ses disciples est que l’Éternel est leur Père.
Le Christ nous fait comprendre, comme à ses interlocuteurs d’alors, que si notre généogie spirituelle ne se base que sur un héritage terrestre, comme c’était le cas pour les enfants d’Abraham dans ce passage, nous sommes peut-être de bons religieux, mais nous restons des orphelins spirituels.
Le véritable héritage spirituel exige un lien avec Celui qui existait avant tous les temps, bien avant Abraham lui-même : «– Vraiment, je vous l’assure, leur répondit Jésus, avant qu’Abraham soit venu à l’existence, moi, je suis. » (Jean 8.58)
Quel est le critère décisif qui permet de distinguer la véritable progéniture de Dieu de ceux qui sont des enfants illégitimes, et n’ont pas leur place dans la maison ? La réponse est simple : c’est le comportement.
Le Christ nous parle de deux maisons, deux royaumes qui ne peuvent pas cohabiter : Le Royaume de Dieu, et l’empire du diable.
Pour le Christ, le critère de la véritable appartenance à la filiation de Dieu doit se chercher dans la manière de se comporter plus que dans ce que l’on revendique.
Une personne agit en fonction de ce qu’elle est et ce qu’elle est déterminée par sa naissance.
Un enfant de Dieu aime Jésus et écoute les paroles de Dieu
« Si donc c’est le Fils qui vous donne la liberté, alors vous serez vraiment libres. » (Jean 8.36)
Pourquoi le Christ Jésus parle d’esclavage à Ses auditeurs ? Pour Lui, il est évident qu’ils ne sont pas libres, sinon cela se verrait clairement dans leur manière de vivre et d’agir.
Le comportement de la foule avec qui le Christ discutait montrait donc qu’ils étaient encore des esclaves même si très religieux.
v.44 « Votre père, c’est le diable, et vous voulez vous conformer à ses désirs. Depuis le commencement, c’est un meurtrier : il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsque il ment, il parle de son propre fond, puisqu’il est menteur, lui le père du mensonge. »
Le Christ Jésus poursuit donc en démontrant à ses adversaires que leur filation n’est pas divine mais diabolique.
Celui qui est né de Dieu parle comme Dieu, il ne dit pas de mensonges. Il parle la vérité.
Le désir et le comportement de la foule était à l’image de leur père. Ils étaient incapables de recevoir les paroles de Jésus, ils refusaient de croire, ils s’opposaient au Christ Jésus qui pourtant venait du Père, ils cherchaient à tuer Jésus.
Tout cela démontre que leur véritable père était le diable.
Le Christ précise ici les caractéristiques de l’adversaire, leur père : le mensonge et le meurtre.
Les désirs et le comportement de Ses interlocuteurs étaient à l’image de leur père. Ils s’évertuaient à faire ce que leur véritable père aime faire, c’est à dire se complaire dans le mensonge, combattre la vérité, détruire…
Quiconque s’oppose et tente de détruire la vérité fait l’œuvre du diable.
Dans ses réponses, le Christ révèle ce que signifie être un véritable enfant de Dieu.
Nous pouvons relever deux critères aujourd’hui.
Premier critère : v.42 « – Si vraiment Dieu était votre Père, leur dit Jésus, vous m’aimeriez, car c’est de Dieu que je proviens, c’est de Dieu que je suis venu. Je ne suis pas venu de ma propre initiative, c’est lui qui m’a envoyé. »
Le critère suprême de notre foi est de savoir si nous aimons le Christ Jésus, si nous aimons tout ce qui Le concerne.
Un chrétien né de Dieu aime Dieu.
Il ne s’agit pas juste d’avoir de bons sentiments, mais de faire du Christ notre passion, notre priorité.
La vie chrétienne consiste essentiellement à aimer Jésus-Christ.
Un chrétien sans amour pour Jésus est un chrétien mort. Si nous n’aimons pas le Christ, nous ne possédons que l’apparence extérieure de la piété, mais dépourvus de puissance.
Les vrais chrétiens se caractérisent par un amour intense pour le Christ Jésus.
Le puritain Vincent a très bien exprimé cela : « Si ils aiment réellement Jésus-Christ, leurs désirs se portent avant tout vers Lui. Ils trouvent leur joie avant tout en Lui. Ils fondent leur espérance en Lui. Leur haine, leurs craintes, sont contre le péché. Le S.eigneur sait que leur amour pour Lui gouverne toutes leurs facultés. Leurs pensées Lui sont entièrement soumises. ».
Quand on aime Jésus, on met tout en œuvre, tout ce qui est en notre pouvoir, pour que Son Église aille de l’avant.
On se met en souci des autres chrétiens et des assemblées du Christ, comme l’apôtre Paul qui évoquait : « […] ma préoccupation quotidienne : le souci que j’ai de toutes les Églises. » (2 Corinthiens 11.28)
Second critère : v.47 « Celui qui appartient à Dieu écoute les paroles de Dieu. Si vous ne les écoutez pas, c’est parce que vous ne lui appartenez pas. »
Un chrétien né de Dieu écoute les paroles de Dieu.
C’est en effet, la même réponse que le Christ à répondu à la question sur quel est le plus grand commandement : « Jésus répondit : Voici le commandement le plus important : Ecoute, Israël, le Seigneur est notre Dieu, il est le seul Dieu ; tu aimeras donc le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ton énergie. »
(Marc 12.29-30)

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