1 SAMUEL 8.1-22 FAIS ATTENTION À CE QUE TU SOUHAITES

1 SAMUEL 8.1-22 FAIS ATTENTION À CE QUE TU SOUHAITES

Prédication Culte du 23 août 2026 par le Pasteur Claude Missidimbazi

« 1 Devenu vieux, Samuel donna ses fils pour juges à Israël. 2 Son fils aîné s’appelait Yoël, le second Aviya. Ils étaient juges à Béer-Shéva. 3 Mais ses fils ne marchèrent pas sur ses traces. Dévoyés par le lucre, acceptant des cadeaux, ils firent dévier le droit.

4 Tous les anciens d’Israël se rassemblèrent et vinrent trouver Samuel à Rama. 5 Ils lui dirent : « Te voilà devenu vieux et tes fils ne marchent pas sur tes traces. Maintenant donc, donne-nous un roi pour nous juger comme toutes les nations. » 6 Il déplut à Samuel qu’ils aient dit : « Donne-nous un roi pour nous juger. » Et Samuel intercéda auprès du SEIGNEUR. 7 Le SEIGNEUR dit à Samuel : « Ecoute la voix du peuple en tout ce qu’ils te diront. Ce n’est pas toi qu’ils rejettent, c’est moi. Ils ne veulent plus que je règne sur eux. 8 Comme ils ont agi depuis le jour où je les ai fait monter d’Egypte jusqu’aujourd’hui, m’abandonnant pour servir d’autres dieux, ainsi agissent-ils aussi envers toi. 9 Maintenant donc, écoute leur voix. Mais ne manque pas de les avertir : apprends-leur comment gouvernera le roi qui régnera sur eux. »

10 Samuel redit toutes les paroles du SEIGNEUR au peuple qui lui demandait un roi. 11 Il dit : « Voici comment gouvernera le roi qui régnera sur vous : il prendra vos fils pour les affecter à ses chars et à sa cavalerie, et ils courront devant son char. 12 Il les prendra pour s’en faire des chefs de millier et des chefs de cinquantaine, pour labourer son labour, pour moissonner sa moisson, pour fabriquer ses armes et ses harnais. 13 Il prendra vos filles comme parfumeuses, cuisinières et boulangères. 14 Il prendra vos champs, vos vignes et vos oliviers les meilleurs. Il les prendra et les donnera à ses serviteurs. 15 Il lèvera la dîme sur vos grains et sur vos vignes et la donnera à ses eunuques et à ses serviteurs. 16 Il prendra vos serviteurs et vos servantes, les meilleurs de vos jeunes gens et vos ânes pour les mettre à son service. 17 Il lèvera la dîme sur vos troupeaux. Vous-mêmes enfin, vous deviendrez ses esclaves. 18 Ce jour-là, vous crierez à cause de ce roi que vous vous serez choisi, mais, ce jour-là, le SEIGNEUR ne vous répondra point. »

19 Mais le peuple refusa d’écouter la voix de Samuel. « Non, dirent-ils. C’est un roi que nous aurons. 20 Et nous serons, nous aussi, comme toutes les nations. Notre roi nous jugera, il sortira à notre tête et combattra nos combats. » 21 Samuel écouta toutes les paroles du peuple et les répéta aux oreilles du SEIGNEUR. 22 Le SEIGNEUR dit alors à Samuel : « Ecoute leur voix et donne-leur un roi. » Samuel dit aux gens d’Israël : « Allez-vous-en, chacun dans sa ville. »

1 Samuel 8.1-22

Introduction

L’ignorance est le pire ennemi du christianisme. 

Le prophète Osée a dit : « Mon peuple périt, parce qu’il lui manque la connaissance… » (Osée 4.6)

Précédemment, nous avons vu la prière du psalmiste : « Fais-moi connaître tes chemins, SEIGNEUR ; enseigne-moi tes routes. » (v.4) 

Il est parfois difficile de comprendre Dieu, parce que Ses voies ne sont pas nos voies. 

Le sage dans le livre des Proverbes nous dit :« Telle voie paraît droite à un homme, Mais son issue, c’est la voie de la mort. » (Proverbes 14.12)

Dieu seul connaît l’avenir, c’est pour cela que nous devons le consulter avant de prendre un chemin. 

Au sens figuré, dans la Bible, le mot « voie », « chemin », fait référence aux actions, au mode de vie d’une personne, ce qu’il fait, ses habitudes, sa manière de vivre au quotidien, sa ligne de conduite, son parcours de vie. 

Nous avons besoin que Dieu nous parle, nous enseigne, nous fasse connaître son chemin, concernant tous les domaines qui constituent nos vies. Tout ce qui fait la vie des hommes intéresse Jésus : nos relations, amours, amitiés, nos passions, nos loisirs, notre métier, nos choix, nos décisions par rapport au mariage, à la politique, la gestion du temps, la gestion de l’argent. 

Nous devons faire attention à ce que nous demandons, car ce n’est peut être pas ce que nous devrions demander, car cela peut ne pas être ce que Dieu veut nous donner.

Dans le passage d’aujourd’hui, nous voyons que Dieu ne nous empêchera pas de faire de mauvais choix, ou de mener une vie bien en deçà de ce qu’Il souhaite pour nous.

C’est une vérité difficile à comprendre, celle d’un Dieu d’amour qui laisse faire, et qui permet que ceux qui décident de ne pas suivre Ses prescriptions prennent un chemin de perdition.

La tragédie de ce passage réside dans le fait que le peuple élu de Dieu souhaite être comme tout le monde.

Et lorsque Dieu les met en garde contre les conséquences de leur souhait, ils font fi de Son conseil et s’obstinent à vouloir leur propre modèle de direction.

La suite nous a montré que les conséquences de cette décision ont été épouvantables.

Dieu a mis Son peuple en garde contre les conséquences désastreuses de leur décision, mais Il a fini par accéder à leur demande. 

Dieu nous met en garde aujourd’hui par les saintes Écritures. Mais Il nous laisse notre liberté et nous permettra de prendre de mauvaises décisions et échouer.

Même les bonnes choses peuvent être mal désirées

v.1-3 « Devenu vieux, Samuel donna ses fils pour juges à Israël. Son fils aîné s’appelait Yoël, le second Aviya. Ils étaient juges à Béer-Shéva. Mais ses fils ne marchèrent pas sur ses traces. Dévoyés par le lucre, acceptant des cadeaux, ils firent dévier le droit. »

Les bonnes intentions ne se concrétisent pas toujours, mais, au contraire, échouent souvent. 

Les fils de Samuel devait reprendre l’héritage de leur Père, comme juges, pour rendre justice et trancher les litiges dans le peuple. Mais ils n’ont pas suivi les traces de leur père, corrompus par amour pour les richesses. 

L’apôtre Paul dira plus tard : « Quant à ceux qui veulent s’enrichir, ils tombent dans le piège de la tentation, dans de multiples désirs insensés et pernicieux, qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition. La racine de tous les maux, en effet, c’est l’amour de l’argent. Pour s’y être livrés, certains se sont égarés loin de la foi et se sont transpercé l’âme de tourments multiples. » (1 Timothée 6.9-10).

C’est regrettable de constater que même un père aussi pieux que Samuel a vu ses fils dévier.

v.4-6 « Tous les anciens d’Israël se rassemblèrent et vinrent trouver Samuel à Rama. Ils lui dirent : « Te voilà devenu vieux et tes fils ne marchent pas sur tes traces. Maintenant donc, donne-nous un roi pour nous juger comme toutes les nations. » Il déplut à Samuel qu’ils aient dit : « Donne-nous un roi pour nous juger. » Et Samuel intercéda auprès du SEIGNEUR. »

Nous pouvons désirer de bonnes choses, des choses légitimes, mais avec de mauvaises motivations.

Nous savons que, dès l’époque d’Abraham, Dieu avait indiqué que Son peuple allait avoir des rois : « Je te ferai beaucoup proliférer, je ferai de toi des nations et des rois seront issus de toi. »(Genèse 17.6)

Mais le problème ici réside dans la raison invoquée par le peuple : nous voulons être comme les autres nations.

Il y avait des véritables problèmes, et les situations dramatiques rencontrées dans le livre des Juges montrent bien que le besoin d’un roi était légitime : « En ces jours-là, il n’y avait pas de roi en Israël. Chacun faisait ce qui lui plaisait. » (Juges 21.25)

Au début du livre de Samuel, la prière d’Anne, mère du prophète, évoque aussi cette attente d’un roi qui viendrait avec la force de D.ieu : 

« Le SEIGNEUR, ses adversaires seront brisés, contre eux, dans le ciel, il tonnera. Le SEIGNEUR jugera la terre entière. Il donnera la puissance à son roi, il élèvera le front de son messie. » (1 Samuel 2.10)

Le peuple avait vraiment besoin d’un roi, mais d’un roi selon le cœur de Dieu, choisi par Dieu Lui-même. 

Le peuple croyait que le problème était d’ordre politique, voire militaire, alors qu’en réalité leur problème était d’ordre spirituel. 

Le peuple avait besoin d’un roi qui viendrait non pour être servi mais pour servir, un roi qui ne vient pas sauver par l’épée ou la lance, ou encore par la force ou la sagesse humaine.

Le Christ Jésus est ce roi messianique attendu : « Car le Fils de l’homme est venu non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. » (Marc 10.45)

Aujourd’hui encore le peuple de Dieu a besoin qu’on lui rappelle qu’il faut toujours faire confiance au Seigneur seul, pas aux être humains, aussi puissants qu’ils soient.

Le psalmiste prie ainsi : « Ne comptez pas sur les princes, ni sur les hommes incapables de sauver : leur souffle partira, ils retourneront à leur poussière, et ce jour-là, c’est la ruine de leurs plans.

Heureux qui a pour aide le Dieu de Jacob, et pour espoir le SEIGNEUR, son Dieu ! » (Psaume 146.3)

Nous avons besoin de Jésus, et de Jésus seul comme roi !

Que nous ne cherchions pas à imposer nos envies, nos caprices au Seigneur.

L’idolâtrie : inventer autre chose pour y mettre sa confiance à la place du seul vrai Dieu

v.7-9 « Le SEIGNEUR dit à Samuel : « Ecoute la voix du peuple en tout ce qu’ils te diront. Ce n’est pas toi qu’ils rejettent, c’est moi. Ils ne veulent plus que je règne sur eux. Comme ils ont agi depuis le jour où je les ai fait monter d’Egypte jusqu’aujourd’hui, m’abandonnant pour servir d’autres dieux, ainsi agissent-ils aussi envers toi. Maintenant donc, écoute leur voix. Mais ne manque pas de les avertir : apprends-leur comment gouvernera le roi qui régnera sur eux. »

Le peuple refuse ici le leadership de D.ieu Lui-même. Leurs motivations nous montrent qu’ils ne semblaient pas faire confiance à Dieu. 

La source de tous les péchés réside dans le fait de ne pas craindre Dieu. Celui qui ne craint pas de pécher contre Dieu, ne craint pas non plus de pécher contre les hommes. 

Ici, ce qui est fait à l’encontre du serviteur de Dieu, le Seigneur l’accepte comme s’il Lui était fait à Lui-même. Le prophète se sentait personnellement offensé, mais la véritable offense était contre Dieu : « Ce n’est pas toi qu’ils rejettent, c’est moi. Ils ne veulent plus que je règne sur eux. » (v.7)

Telle est la tendance du cœur humain : chercher sa sécurité dans des systèmes, des gouvernements, des régimes de sécurité social, de santé, des relations humaines, des comptes bancaires, des polices d’assurance… toutes sortes de choses qui en fin de compte ne peuvent jamais délivrer. 

La véritable sécurité ne se trouve qu’en Dieu et en Son Christ, le seul véritable roi (Michée 5.2).

Le peuple enviait les nations étrangères et est devenu comme ces nations païennes.

L’appel de l’Évangile consiste toujours à résister à la tentation de se conformer à la pensée du monde. Cet appel consiste à être transformé dans notre manière de penser et de vivre.

L’apôtre Paul écrit dans ce sens : « Je vous exhorte donc, frères, au nom de la miséricorde de Dieu, à vous offrir vous-mêmes en sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu : ce sera là votre culte spirituel. Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence, pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bien, ce qui lui est agréable, ce qui est parfait. » (Romains 12.1-2) 

Le problème de l’homme se situe en son cœur. 

Nous voyons qu’il est difficile de garder le témoignage vivant d’une génération à l’autre : « Toute cette génération alla rejoindre ses ancêtres, et après elle surgit une autre génération, qui ne connaissait pas l’Eternel ni ce qu’il avait fait en faveur d’Israël. » ‭‭(Juges‬ ‭2‬.10‬)

Toute nouvelle génération doit apprendre que c’est Dieu seul qui doit régner sur nos cœurs.

Toute nouvelle génération doit lutter contre l’idolâtrie, tous ces dieux qui cherchent à prendre la place du Christ dans nos cœurs. 

Quand le cœur est incrédule, le peuple chrétien ne peut plus avancer.

L’idolâtrie est un problème tenace : v.8 « […] ils m’ont abandonné pour servir d’autres dieux. »

L’idolâtrie consiste à inventer autre chose, où nous plaçons notre confiance, à la place du seul vrai Dieu. 

Le réformateur Luther a expliqué : « Toutes les choses sur lesquelles nous comptons et que nous jugeons plus importantes que le Christ dans notre quête d’acceptation, de bonheur, d’importance et de sécurité sont par définition des dieux. Des choses que nous adorons que nous servons et dans notre vie entière et notre cœur dépend.

En règle générale, les idoles sont des choses légitimes et bonnes que nous transformons en choses ultimes pour nous donner l’importance et la joie dont nous avons besoin (famille, réussite, travail et carrière, relations amoureuses, talents et même le ministère de l’Évangile).

Ensuite ces idoles nous rendent fous, car nous devons absolument les posséder. 

Un signe certain d’idolâtrie dans la vie d’une personne est une angoisse, de la colère ou un découragement excessif, quand nos idoles s’éloignent. Si nous perdons une chose, cela nous rend triste. Mais si nous perdons une idole, cela nous anéantit. »

Nous inventons sans cesse quelque chose pour prendre la place de Dieu. Pour qu’il devienne notre Dieu, cela peut prendre presque n’importe quelle forme. 

Aujourd’hui, les statues, les images anciennes sont remplacées par les dieux de notre cœur et de nos désirs les plus intimes. 

Notre soif de richesse, notre soif de réussite, certains intérêts, certaines pratiques, voire nos péchés peuvent nous amener à faire de ces choses des idoles et à les adorer.

Seul Christ met fin à l’empire de ces dieux sur nos vies.

Le Christ ne nous propose que deux voies : le chemin étroit où il s’agit de Le suivre, et le chemin large qui mène à la perdition.

Gardons la puissance du véritable Évangile.

Pour cela, prions sans cesse pour que le Seigneur nous révèle les idoles tapies qui essaient sans cesse de prendre la première place dans nos cœurs. 

Poursuivre obstinément sa mauvaise voie conduit à être livré à l’erreur

Le Seigneur a insisté pour que le prophète Samuel énoncent les avertissements et conséquences tragiques du choix que le peuple faisait.

v.9-17 « « Maintenant donc, écoute leur voix. Mais ne manque pas de les avertir : apprends-leur comment gouvernera le roi qui régnera sur eux. »

Samuel redit toutes les paroles du SEIGNEUR au peuple qui lui demandait un roi. Il dit : « Voici comment gouvernera le roi qui régnera sur vous : il prendra vos fils pour les affecter à ses chars et à sa cavalerie, et ils courront devant son char. Il les prendra pour s’en faire des chefs de millier et des chefs de cinquantaine, pour labourer son labour, pour moissonner sa moisson, pour fabriquer ses armes et ses harnais. Il prendra vos filles comme parfumeuses, cuisinières et boulangères. Il prendra vos champs, vos vignes et vos oliviers les meilleurs. Il les prendra et les donnera à ses serviteurs. Il lèvera la dîme sur vos grains et sur vos vignes et la donnera à ses eunuques et à ses serviteurs. Il prendra vos serviteurs et vos servantes, les meilleurs de vos jeunes gens et vos ânes pour les mettre à son service. Il lèvera la dîme sur vos troupeaux. Vous-mêmes enfin, vous deviendrez ses esclaves. »

C’est comme si le peuple revenait au point de départ en devenant de nouveau esclaves après avoir été délivré de l’esclavage en Égypte !

Tout a été fait pour les empêcher de faire le mauvais choix ! 

Mais le peuple refusa d’écouter la voix de Samuel : « « Ce jour-là, vous crierez à cause de ce roi que vous vous serez choisi, mais, ce jour-là, le SEIGNEUR ne vous répondra point. » Mais le peuple refusa d’écouter la voix de Samuel. « Non, dirent-ils. C’est un roi que nous aurons. Et nous serons, nous aussi, comme toutes les nations. Notre roi nous jugera, il sortira à notre tête et combattra nos combats. » » (v.18-20) 

Nous partons toujours de « nous-mêmes », de ce que nous voulons croire, ou faire, au lieu de nous tourner en tout premier lieu vers ce que notre Dieu dit dans les saintes Écritures sur la manière de vivre selon Sa volonté ou sur ce à quoi nous devrions accorder de la valeur dans nos vies. 

Nous cherchons toujours à domestiquer le S.eigneur pour L’adapter à notre propre volonté et à nos propres désirs. Nous échangeons l’infini contre le fini, une forme ou une action que nous contrôlons et à laquelle nous ne pouvons renoncer. Nous essayons de prendre le contrôle de Dieu. 

Notre loyauté va malheureusement à nos propres intérêts et désirs.

Lorsque les hommes poursuivent obstinément leurs désirs insensés et pervers, le Seigneur, selon Son juste jugement, permet que les hommes soient aveuglés et livrés à leur erreur.

La patience de Dieu ne doit pas conforter les hommes dans leur méchanceté, comme si elle était justifiée, mais doit les conduire à la repentance afin qu’ils reconnaissent leur injustice.

Dieu est patient mais Il finira par juger toutes choses en toute justice.

Que le Seigneur nous enseigne Sa crainte et Ses voies. 

Nous devons faire attention à ce que nous demandons, car ce n’est peut être pas ce que nous devrions demander.

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