2 CORINTHIENS 4.7-18 LA RÉSURRECTION PRÉSENTE ET FUTURE

2 CORINTHIENS 4.7-18 LA RÉSURRECTION PRÉSENTE ET FUTURE

Prédication culte du dimanche 19 avril 2026 par le pasteur Claude Missidimbazi

« Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous. Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité; dans la détresse, mais non dans le désespoir; persécutés, mais non abandonnés; abattus, mais non perdus; portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps. Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle. Ainsi la mort agit en nous, et la vie agit en vous. Et comme nous avons le même esprit de foi qui est exprimé dans cette parole de l’Ecriture : J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé! nous aussi nous croyons, et c’est pour cela que nous parlons, sachant que celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera aussi avec Jésus, et nous fera paraître avec vous en sa présence. Car tout cela arrive à cause de vous, afin que la grâce, en se multipliant, fasse abonder, à la gloire de Dieu, les actions de grâces d’un plus grand nombre. C’est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et même si notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles. »

‭‭2 Corinthiens‬ ‭4‬:‭7‬-‭18‬ ‭(Nouvelle Édition de Genève)

Introduction

La puissance de résurrection du Christ concerne tous les croyants.

En lisant ce passage de la deuxième épître de l’apôtre Paul aux Corinthiens, nous avons à la fois la doctrine mais aussi le vécu de l’apôtre, qui nous ouvre son cœur et nous partage ses peines et ses joies, ses défaites comme ses victoires. La puissance de la résurrection du Christ a été à l’œuvre dans sa vie.

Retenons cette vérité : Quoiqu’il arrive aujourd’hui ou demain, regardons toute notre vie sous l’angle de la résurrection de Jésus Christ. 

Interprétons tous les événements (dans le monde, l’église, notre vie personnelle) à travers cette clef. 

La résurrection du Christ est au centre de notre vie, de notre foi, de notre pratique chrétienne : « si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine. » (1 Corinthiens 15.14)

La vérité de la Résurrection peut être mise en pratique dans le monde réel.

Il ne s’agit pas simplement d’une doctrine théorique intéressante, mais d’une doctrine qui touche et qui transforme la vie de tous ceux qui se tournent vers Jésus-Christ. 

Dieu transforme la vie de ceux qui mettent en pratique Sa vérité.

Ceux qui ont rencontré le Ressuscité ont été profondément transformé : « sachant que celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera aussi avec Jésus, et nous fera paraître avec vous en sa présence. » (v.14)

Dieu ne veut pas pour nous la souffrance, l’échec ou la mort mais la vie ! Son dernier mot pour l’humanité c’est Jésus Christ vivant, super vivant !

Comme l’a dit quelqu’un du Christ : « Passé par l’agonie sous les oliviers de Gethsemane, de nuit, mais maintenant exultant de vitalité et de joie, depuis le matin du milieu de Pâques. »

Le Christ est ressuscité. Des vies ont ont été transformées lorsque les personnes sont entrées en contact avec le Jésus ressuscité ! 

La résurrection du Christ est le thème qui unit les autres doctrines de la Bible. 

La puissance de Dieu face à la faiblesse humaine

La Résurrection de Jésus a donc des conséquences pratiques dans la vie des croyants, notamment dans la vie de l’apôtre Paul. 

D’abord, il est question de la puissance sur la faiblesse.

v.7 « Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous. »

L’apôtre Paul connaissait ses limites mais considérait aussi la puissance de Dieu. Il avait ses faiblesses, mais il était conscient que le Dieu infini n’en avait aucune.

Les chrétiens portent un trésor spirituel : « Car Dieu, qui a dit : La lumière brillera du sein des ténèbres ! a fait briller la lumière dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ. »

Ce trésor que nous portons c’est la lumière de la révélation de Jésus Christ qui nous fait connaître la gloire de Dieu.

Nos corps charnels sont limités. Et le paradoxe est qu’un trésor si précieux, ce bijou inestimable, a été placé dans des récipients sans valeur et non dans un coffre fort.

Tout comme les vases de terre ont peu de force, il n’y a aucune capacité spirituelle chez aucun chrétien : la puissance de vie vient de Celui qui agit au dedans de nous !

v.7 « Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous. »

La faiblesse, les limitations de l’homme démontre encore davantage que l’excellence de la puissance ne peut venir que de Dieu seul.

La puissance de Dieu est sans pareille : aucune autre ne peut lui être comparée, elle est sans égale.

La puissance incomparable de Dieu, c’est celle qu’Il a manifestée, déployée lorsqu’Il a relevé le Christ d’entre les morts : « […] l’extraordinaire grandeur de la puissance qu’il met en œuvre en notre faveur, à nous qui plaçons notre confiance en lui. Cette puissance, en effet, il l’a déployée dans toute sa force en la faisant agir en Christ lorsqu’il l’a ressuscité et l’a fait siéger à sa droite, dans le monde céleste. » (Ephésiens‬ ‭1‬.19‬-‭20‬)

Cette puissance est aussi présente à la Croix : « nous, nous prêchons Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs. » (1 Corinthiens 1.23)

Cette puissance ne nous appartient pas. Elle ne dépend pas de notre piété ou de nos prières.

Cette puissance guérit, relève, transforme des vies, changes des caractères. 

L’apôtre Paul a, à maintes reprises, fait l’expérience de cette puissance, dans les situations les plus sombres, et c’est pour cela qu’il ne se décourageait pas. 

v.8-9 « Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité; dans la détresse, mais non dans le désespoir; persécutés, mais non abandonnés; abattus, mais non perdus… »

C’est un combat que l’apôtre Paul livre constamment avec la réalité de la vie, contre les persécutions, les trahisons, les faux frères, souvent à l’étroit, sous pression…

Il nous décrit une série de quatre contrastes :

  • Nous sommes pressés de toutes parts, mais non écrasés
  • Perplexes, mais non désespérés
  • Persécuté, mais non abandonnés
  • Abattus, mais non anéantis

Cette série de paradoxes ne peut être comprise que lorsque on accepte la fragilité de l’être humain, et qu’on reconnaît que même dans cette fragilité, dans nos limitations, il y a une puissance extraordinaire qui est à l’œuvre : c’est la puissance de la Résurrection de Jésus !

L’apôtre Paul prêchait ET vivait la Résurrection !

Le ministère chrétien consiste à faire l’expérience de la puissance du Christ au milieu de la faiblesse humaine.

L’apôtre Paul a pris beaucoup de coups mais n’a jamais été mis à K.O., il se relevait et continuait d’avancer, sans jamais abandonner.

L’apôtre écrit plus tôt dans la même lettre : « Il faut, en effet, que vous sachiez, frères et sœurs, quelle détresse nous avons connue dans la province d’Asie. Nous étions écrasés, à bout de forces, au point même que nous désespérions de conserver la vie. Nous avions accepté en nous-mêmes notre condamnation à mort. Cela nous a appris à ne pas mettre notre confiance en nous-mêmes, mais uniquement en Dieu qui ressuscite les morts. C’est lui qui nous a délivrés d’une telle mort et qui nous en délivrera encore. Oui, nous avons cette espérance en lui qu’il nous délivrera encore… » (2 Corinthiens‬ ‭1.8-10)

Dieu n’a pas secouru Paul dans ses circonstances accablantes en supprimant toutes les difficultés, mais en lui donnant la force de les surmonter. 

L’apôtre Paul partage avec nous ici cette grâce de surmonter l’adversité grâce a la sollicitude de Dieu au milieu même de cette adversité. 

La faiblesse humaine fournit à la puissance divine l’occasion de se manifester.

L’apôtre avait compris que c’est quand il arrivait au bout de ses ressources, que Dieu commençait à manifester les siennes : « mais il m’a répondu : « Ma grâce te suffit, c’est dans la faiblesse que ma puissance se manifeste pleinement. » C’est pourquoi je me vanterai plutôt de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. » ‭‭(2 Corinthiens‬ ‭12‬.9)

Mourir à soi-même pour que la vie de Jésus soit manifestée

v.11-12 «[…] portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps. Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle. Ainsi la mort agit en nous, et la vie agit en vous. »

L’apôtre Paul affirme ici que cette vie de résurrection de Jésus est révélée dans son corps (le corps de Paul).

La puissance de Résurrection du Christ agit dans nos corps, agit dans nos âmes, en vertu de la foi.

Le Christ Jésus nous a appris ce principe de l’obligation de mourir avant de pouvoir revivre : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle. »

Jean 12.24-25 

Ce principe de mort, semence, récolte va être aussi appliqué aux chrétiens. 

L’apôtre Paul a aussi vécu ce principe. 

Plus nous renonçons à nous mêmes pouf faire du bien aux autres, et plus nous portons en nous la mort de Jésus.

L’apôtre Paul a fait de la mort de Jésus un principe de vie spirituelle : « J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. » (Galates‬ ‭2‬.20‬)

L’apôtre a vécu comme un disciple serviteur crucifié, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée en lui d’un point de vue spirituel.

Tout comme la mort du Christ a produit la vie chez les autres, l’apôtre savait que ses souffrances physiques encourageraient la vie spirituelle chez les autres.

Ce passage que nous lisons aujourd’hui est un témoignage puissant : quels que soient les fardeaux et les troubles chez les chrétiens engagés, ils ont suffisamment de raisons pour ne pas désespérer.

Une puissance pour le présent et une espérance pour l’avenir

v.13 « Et comme nous avons le même esprit de foi qui est exprimé dans cette parole de l’Ecriture : J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé! nous aussi nous croyons, et c’est pour cela que nous parlons… »

La Bible explique concernant la foi, qu’elle est la substance des choses qu’on espère, la preuve des choses qu’on ne voit pas (Hébreux 11.1 à 16). Il est impossible de plaire à Dieu sans la foi. 

L’apôtre Paul parle ici de l’Esprit de foi. 

Nous avons reçus le même Esprit de foi. L’Esprit engendre la foi. 

La foi a donné à Paul la parole.

Si nous croyons en Jésus nous parlerons de Lui : c’est la conséquence de l’Esprit de foi. 

Le chrétien authentique sait que Jésus est vivant et que les autres ont besoin de Lui : c’est pourquoi il en parle le plus possible !

L’Esprit de foi engendre la pratique de l’évangélisation ! 

L’apôtre Paul avait la foi qui lui a donné de l’assurance. L’apôtre Paul avait fait de ces principes un mode de vie : il parlait, proclamait la parole, insistait en toute occasion. 

v.14 « [nous aussi nous croyons, et c’est pour cela que nous parlons…] sachant que celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera aussi avec Jésus, et nous fera paraître avec vous en sa présence. »

Le participe « sachant que… », utilisé ici, indique chez Paul une ferme conviction du cœur suscité par le ministère d’enseignement du Saint Esprit.

L’apôtre Paul partageait cette conviction : 

  • Dieu a ressuscité le Christ d’entre les morts,
  • Dieu nous ressuscitera alors aussi.

La Résurrection offre une espérance pour l’avenir ainsi qu’une puissance pour le présent !

Et l’apôtre Paul partageait la conviction qui en découlait : il croyait que Dieu ferait paraître en Sa présence au ciel, à la fois les croyants de Corinthe, auxquels il écrivait, et lui-même. 

Tout cela est basé sur la résurrection de Jésus !

v.15 « Car tout cela arrive à cause de vous, afin que la grâce, en se multipliant, fasse abonder, à la gloire de Dieu, les actions de grâces d’un plus grand nombre. »

La foi a donné à l’apôtre l’assurance et l’endurance. L’endurance exprime extérieurement la foi intérieure.

Si l’apôtre Paul a tenu dans la foi, c’est que la grâce de Dieu le soutenait. La grâce ne se contente pas de sauver, mais maintient dans le temps.

L’apôtre a enduré beaucoup de choses parce qu’il avait un objectif précis : une doxologie ultime = la louange à Dieu, les actions de grâces du plus grand nombre ! 

Interrogeons-nous : dans quels termes concevons nous l’avenir ? 

Soyons honnêtes, nous pensons souvent à notre retraite, à nos dernières années sur cette terre, et cela l’emporte sur le destin ultime, sur les questions des temps de la fin.

On consacre bien plus d’énergie et de réflexions à améliorer notre santé et notre patrimoine notamment sur les dernières années de notre existence terrestre.

Mais nous devons nous concentrer sur les choses de la fin, regarder toutes choses dans la perspective de l’éternité. 

Nous lisons dans l’Apocalypse la doxologie éternelle : « Après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l’Agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains. Et ils criaient d’une voix forte, en disant: Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’Agneau. » 

‭‭(Apocalypse‬ ‭7‬.9‬-‭10‬)

La raison d’être de notre salut c’est que nous devenions de véritables adorateurs de Dieu.

La raison d’être des chrétiens c’est glorifier Dieu ! 

Le but ultime de ceux qui sont sauvés par Dieu c’est devenir toujours plus puissant dans la louange, dans l’adoration de Dieu.

L’apôtre Paul avait sans cesse ce but ultime en ligne de mire : c’est ce qui le motivait à rester ferme et à prêcher l’Évangile, afin que la grâce s’étende à un nombre toujours plus grand qui deviendront des adorateurs.

Quand on investit dans la vie des autres, il s’élève de leur vie une louange qui monte vers Dieu, et c’est cela qui doit nous motiver. 

Notre avenir n’est pas ici bas, nous devons avoir comme modèle le Christ Jésus, suivre Son chemin pour nous retrouver là où Il est. 

Notre souci ne doit donc pas être focalisé sur les choses de ce monde, mais sur les choses qui concerne Jésus. 

Nous devons vivre pour la gloire de Dieu, pas vivre pour notre retraite, ou d’autres projets purement terrestres. 

Conclusion

La foi de Paul lui avait donné une vision claire : « Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles. »(v.17-18)

Apprenons à dépasser le cadre de ce qui est visible pour regarder l’éternité.

Dans cette « seule vie qui bientôt s’achèvera, seul ce qui est fait pour le Christ durera » (Charles Studd) 

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