Prédication culte du dimanche 14 juin 2026 par le pasteur Claude Missidimbazi
« Au chef de chœur. Psaume de David. Lorsque le prophète Nathan vint à lui, après que David fut allé vers Bath-Chéba. Ô Dieu ! fais-moi grâce selon ta bienveillance, Selon ta grande compassion, efface mes crimes; Lave-moi complètement de ma faute, Et purifie-moi de mon péché.
Car je reconnais mes crimes, Et mon péché est constamment devant moi. J’ai péché contre toi, contre toi seul, Et j’ai fait le mal à tes yeux, En sorte que tu seras juste dans ta sentence, Sans reproche dans ton jugement.
Voici : je suis né dans la faute, Et ma mère m’a conçu dans le péché. Mais tu prends plaisir à la vérité dans le fond du cœur : Au plus secret (de moi-même), fais-moi connaître la sagesse. Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur; Lave-moi, et je serai plus blanc que la neige.
Annonce-moi la félicité et la joie, Et les os que tu as brisés seront dans l’allégresse. Détourne ta face de mes péchés, Efface toutes mes fautes. Ô Dieu ! créé en moi un cœur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé. Ne me rejette pas loin de ta face, Ne me retire pas ton Esprit Saint. Rends-moi la joie de ton salut, Et qu’un esprit de bonne volonté me soutienne !
J’enseignerai tes voies à ceux qui se révoltent, Et les pécheurs reviendront à toi. Ô Dieu, Dieu de mon salut ! délivre-moi du sang versé, Et ma langue acclamera ta justice. Seigneur ! ouvre mes lèvres, Et ma bouche proclamera ta louange. Car tu ne prends pas plaisir au sacrifice, Autrement, j’en donnerais; Tu n’agrées pas d’holocauste. Les sacrifices (agréables) à Dieu, c’est un esprit brisé : Un cœur brisé et contrit; Ô Dieu, tu ne le dédaignes pas. »
Psaumes 51.1-19
« Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous. »
1 Jean 1.8
Introduction
Il est important de faire le lien entre notre relation avec Dieu et la capacité à gérer nos problèmes au quotidien. La relation que nous avec Dieu ont un impact sur nos décisions quotidienne. La foi de Dieu permet de résister contre les assauts du mal et nous donne de faire face à l’incrédulité.
Le Seigneur ne nous promet pas une vie facile. Lorsque nous comprenons qu’Il reste souverain et sait ce qu’Il fait, nous pouvons persévérer dans la foi sans être totalement écrasés.
Le Seigneur veut de la droiture, de la sincérité, que la vérité soit au fond de notre cœur. Il veut nous donner un cœur pur, une pensée pure, des paroles et actions pures pour que nous demeurions en parfaite relation avec Lui.
Puisons dans le psaume 51 les instructions de Dieu concernant la véritable repentance et la joie du pardon.
Rappels sur ce qu’est la vérité
Nous avons vu ensemble les termes de la Bible les plus souvent associés à la vérité.
Nous avons défini que : la vérité est ce qui n’est pas dissimulé, un fait ou une condition qui peut être vu, ou exprimé tel qu’il est réellement.
Dire toute la vérité, c’est ne rien dissimulé. La vérité est le contraire du mensonge ou même de l’oubli.
Un événement est vrai lorsqu’il est dévoilé. La vérité c’est lorsqu’une réalité cachée devient explicite. Une personne est vraie, sincère lorsqu’elle ne dissimule rien et ne cherche pas à cacher ou tromper. Il n’y a pas de tromperie dans cette personne.
La vérité désigne donc ce qui est réel, digne de confiance, fiable, authentique ou valable.
En lisant le psaume 51, nous avons la description d’une réalité, d’une vérité.
Le psalmiste énonce des choses vraies concernant Dieu et concernant sa propre personne.
On peut s’identifier facilement au récit du psaume 51
Ce psaume est très connu et son message est profond : En raison de l’amour indéfectible de Dieu, et de sa miséricorde abondante, Dieu pardonnera même les péchés les plus odieux, si les gens le Lui demandent avec un cœur contrit.
Le plus vil des coupables parmi le peuple de Dieu peut s’adresser à Dieu, pour obtenir le pardon, la restauration morale et la reprise d’une vie joyeuse, de communion et de service, s’il vient avec un esprit brisé, contrit et fonde son appel sur la compassion et la grâce de Dieu.
Qui parmi nous ne ressent pas le besoin de se tourner vers le Psaume 51 et de s’y identifier ?
Les paroles et le cœur repentant du roi David parlent à tous ceux qui sont écrasés sous le poids de leurs péchés.
v.1 « Au chef de chœur. Psaume de David. Lorsque le prophète Nathan vint à lui, après que David fut allé vers Bath-Chéba. »
Le récit des événements qui ont conduit à la composition de ce psaume se trouvent dans les chapitres de 2 Samuel 11 et 12. Il s’agit de l’adultère avec Bath-Chéba, et l’assassinat par complot d’Urie, son mari.
À la suite de ces événements, le roi David se sent souillé et a besoin d’être purifié : « Ô Dieu ! fais-moi grâce selon ta bienveillance, Selon ta grande compassion, efface mes crimes; Lave-moi complètement de ma faute, Et purifie-moi de mon péché. » (v.3-4)
Avoir une mauvaise relation avec Dieu entraîne toujours un impact moral. Le péché tue et abime l’homme. Le péché vole notre joie.
Le psalmiste s’adresse à Dieu, en sachant que la souillure qui l’habite est spirituelle et ne peut être purifiée que par Dieu.
La bonne nouvelle de l’Évangile est que nous pouvons être purifiés de toutes nos souillures.
Le psalmiste sait qu’il s’adresse à un Dieu miséricordieux, qui Se penche sur les pécheurs et qui leur donne Sa grâce.
Nous pouvons donc nous approprier les paroles de ce psaume, parce qu’en raison de Son amour indéfectible et de Sa miséricorde abondante, Dieu pardonnera même les péchés les plus odieux, si on le Lui demande avec un cœur contrit.
Confesser ses péchés est une grâce de Dieu
Nous savons que c’est une grâce que Dieu nous donne de pouvoir confesser nos péchés.
La prise de conscience du péché devrait toujours nous pousser à la confession et à la repentance. Mais ce n’est pas toujours le cas.
Le roi David a vécu pendant des semaines, voire des mois, dans son péché sans repentance.
Seul l’Esprit de Dieu peut nous convaincre de notre état de péché. C’est une grâce que Dieu donne de reconnaître notre péché, d’abandonner notre propre justice et de courir vers les bras miséricordieux du Seigneur.
Il y a souvent un aveuglement volontaire face à la vérité. Et nous lisons dans la première épître de Jean : « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous. »(1 Jean 1.8)
La confession ne vient pas pas naturellement. Il est plus naturel de nous considérer comme plus juste que nous le sommes. Il est naturel de faire appel à notre « avocat intérieur » et de nous défendre lorsque nous sommes confrontés à un péché, une faiblesse, ou un échec.
Il est naturel de rejeter la responsabilité de nos torts sur les autres, ou de justifier notre comportement par une situation difficile.
Il est naturel de mettre en avant nos connaissances théologiques comme preuves de notre maturité spirituelle, tout en restant aveugle à la profondeur de notre besoin spirituel.
Nous ne nous affligeons pas de notre péché le plus souvent parce que nous ne le voyons pas.
Des yeux aveugles et un cœur satisfait de lui-même font obstacles au cœur brisé de la confession. Seule la grâce peut nous donner de voir, de comprendre, de confesser nos péchés et changer.
Il est ironique que nous ayons tendance à voir la justice que nous n’avons pas, et que nous ne voyons pas le péché qui entache chaque jour notre vie.
La vraie confession vient lorsqu’il y a une prise de conscience de la gravité de ce que nous avons fait.
Nous savons que la grâce de Dieu nous a atteint lorsque nous voyons notre péché avec justesse, et que notre cœur est humblement disposé à admettre ce que nous voyons.
Car ce ne sont pas là des agissements naturels de l’homme face au péché.
Que nos défenses intérieures, qui plaident sans cesse notre propre innocence soient brisées, et que nous n’ayons pas peur de découvrir qui nous sommes réellement. Que le Seigneur nous fasse la grâce de nous tenir avec courage face au miroir de la Parole de Dieu qui seule peut nous scruter, nous sonder.
Ce psaume est pour ceux qui…
Ce psaume adresse un message particulier à plusieurs catégories de personnes :
- Ceux qui n’ont jamais pris la mesure de l’horreur du péché humain et de l’ampleur de la grâce. La grâce même si elle est gratuite pour ses destinataires a coûté un très grand prix au Christ, dont le sacrifice suprême nous purifie de nos péchés.
- Ceux qui pensent que certaines personnes sont trop élevées ou trop saintes pour tomber. Nous voyons que même David, l’homme « selon le cœur de Dieu » (1 Samuel 13.14) a failli très durement. Quelle que soit notre maturité perçue, nous aussi on peut tomber.
- Ceux qui pensent qu’une fois qu’on est tombé, on ne peut plus jamais se relever. Ceux qui pensent qu’il est possible de tomber hors de portée de la grâce et du pardon de Dieu, ceux qui pensent qu’il y a des péchés impardonnables.
- Ceux qui pensent que si l’on est tombé, même lorsqu’on a été relevé et pardonné, on demeure par la suite inutile tant pour Dieu que pour Son Église.
La prière pour demander pardon et grâce est fondée sur le caractère même de Dieu
Ce psaume 51 fait partie des psaumes, et les psaumes sont des textes qui normalement parlent de louange.
L’introduction nous montre que ce psaume devait être chanté. Le contenu de ce chant, la grande faillite du roi David, son expérience avait donc été divulguée, et était chantée publiquement !
La lâcheté de cacher les choses est contraire à la vérité biblique.
Nous nous rendons compte que le roi David avait le pouvoir de faire ce qu’il voulait dans son palais, ses subordonnés ne pouvaient lui faire des reproches, mais il ne pouvait pas prendre le pas sur Dieu et celui qui est venu lui parler de Sa part.
C’est le prophète Nathan qui est venu à David avec la parole de Dieu et c’est lui qui va exposer la vie cachée de David que Dieu seul connaissait.
Nathan était ce prophète de Dieu qui amenait la Parole de Dieu dans la cour royale.
Qui est le Nathan de notre vie ? À qui avons nous donner le droit de nous dire la vérité yeux dans les yeux ?
Si il n’y a personne de ce genre dans notre entourage, prions pour que D.ieu puisse nous en donner un.
C’est seulement lorsque le prophète lui a parlé que le roi David s’est mis à prier.
v.3 « Ô Dieu! fais-moi grâce selon ta bienveillance, Selon ta grande compassion, efface mes crimes… »
Le roi David ne prétend pas mériter le pardon de D.ieu en raison de qui il est, son statut, ou en raison de ce qu’il a fait, ses œuvres, ses actions passées…
Il ne s’attend pas à être pardonné en raison de sa profonde sincérité, de l’intensité de sa douleur d’avoir pêché, ou de sa promesse de ne plus pécher, ou encore de sa profonde détermination à se racheter d’une manière ou d’une autre auprès de son D.ieu.
Non, le psalmiste fonde sa prière sur le caractère de D ieu, sur sa bonté, sur sa bienveillance, sur sa compassion.
« Celui qui implore une grande miséricorde confesse une grande misère. » (Saint Augustin)
La prière qui s’adresse à D.ieu pour demander le pardon et la grâce est fondée sur le caractère même de D.ieu : le psalmiste souligne que D.ieu est miséricordieux, compatissant et lent à la colère.
Le psalmiste souligne que quels que soient les actes de rébellion, quel que soient les fautes, quelles que soient les souilures, D.ieu est disposé à pardonner le péché sous toutes ses formes parce qu’Il est bon et bienveillant.
Conscient de son grand besoin, le psalmiste implore l’acte de compassion de Son D.ieu.
Il L’implore d’effacer son péché qui est pour lui comme une tâche profondément incrustée, une saleté tenace. Il implore que D.ieu puisse le purifier.
v.3-4 « Lave-moi complètement de ma faute, Et purifie-moi de mon péché. Car je reconnais mes crimes, Et mon péché est constamment devant moi. »
Nous insistons : c’est une grâce de reconnaître son péché au lieu de se trouver des excuses ou des coupables extérieurs, lorsqu’on ressent du mal-être.
Ici, le psalmiste ouvre le monde caché de son âme, exposant sa conscience rongée par la culpabilité.
Le psalmiste souffrait psychologiquement, physiquement même, et spirituellement : une conscience martyrisée est un poison.
Le psalmiste a su reconnaître qu’il avait de la perversité en lui. Il ne se ment pas à lui-même.
Tant que le péché n’est pas confessé, le péché nous poursuit et hante notre vie. Ne pas vouloir confesser les péchés que Dieu nous fait connaître, nous avons tendance à les tolérer et à persister dedans, et l’engrenage du mal nous entraîne.
C’est Dieu qui définit ce qu’est le péché
v.6 « J’ai péché contre toi, contre toi seul, Et j’ai fait le mal à tes yeux, En sorte que tu seras juste dans ta sentence, Sans reproche dans ton jugement. »
Le roi David avait commis meurtre et adultère, il avait fait du mal à des gens autour de lui et même le peuple.
Pourtant le psalmiste dit :
C’est Dieu qui définit ce qu’est le péché, et la gravité du péché est accentuée du fait qu’a chaque fois qu’on pèche contre un homme, c’est contre Dieu qu’on pèche !
La confession du roi David vise à dire à tous que Dieu avait raison depuis le début, et que le jugement de Dieu était nécessaire et obligatoire.
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