Prédication Culte du 30 août 2026 par le Pasteur Claude Missidimbazi
« Je t’écris ces choses, avec l’espérance d’aller bientôt vers toi, mais afin que tu saches, si je tarde, comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’Église du Dieu vivant, la colonne et l’appui de la vérité. » 1 Timothée 3.14-15
« Ma plus grande joie, c’est d’apprendre que mes enfants marchent dans la lumière de la vérité. » 3 Jean 1.4
« Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des exilés ; mais vous êtes concitoyens des saints, membres de la maison de Dieu. Vous avez été construits sur les fondations constituées par les apôtres et prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre de l’angle. C’est en lui que toute construction bien coordonnée s’élève pour être, dans le Seigneur, un sanctuaire saint. C’est en lui que, vous aussi, vous êtes construits ensemble pour être une habitation de Dieu, dans l’Esprit. » Ephésiens 2.19-22
Introduction
Nous devons revenir aux Saintes Écritures pour entrer dans le projet de Dieu.
Lorsqu’on se rassemble en tant qu’Église, nous ne venons pas pour recevoir des bénédictions mais également pour être des bénédictions pour les autres.
Nous pouvons être ainsi des bénédictions pour nos responsables, comme Gaïus a pu l’être pour Jean, par nos progrès dans la marche dans vérité (3 Jean 1.4).
L’équilibre entre l’amour et la vérité
Aussi fort qu’il aimait Jésus, Jean, l’apôtre, n’a jamais laissé son amour se réduire à un simple sentimentalisme.
Il y a chez Jean un équilibre juste entre l’amour et la vérité. Lorsqu’on étudie l’Évangile selon Jean, ses épîtres et l’Apocalypse, il y a 80 occurrences du mot amour, et 70 fois le mot vérité.
Son amour profond pour le Christ l’a poussé à être un maître de l’amour et un témoin de la vérité !
Pour lui, l’obéissance à la vérité était la plus haute expression de l’amour : « Mais l’amour de Dieu est vraiment parfait en celui qui garde Sa parole. C’est à cela que nous reconnaissons que nous sommes en Lui. » (1 Jean 2.5)
Jean parle d’amour mais vit aussi l’amour : ce n’est pas qu’un sentiment.
Et ainsi, quand il écrit à Gaïus, la plus grande joie de Jean était de savoir que ses enfants marchaient dans la vérité. Et il dénonçait fermement quiconque tentait de les détourner de cet objectif, en niant ou en déformant la parole de Dieu.
Aujourd’hui, les frontières sont souvent brouillées entre opinion et vérité.
La vérité souffre même au sein de nos assemblées, car de nombreux croyants sont prêts à faire des compromis pour éviter de froisser les gens. Ils oublient, comme Jean l’a vécu et écrit, que le véritable amour ne s’épanouit que dans une atmosphère de vérité biblique.
L’apôtre Paul écrit : « Et voici ce que je demande dans mes prières, c’est que votre amour augmente de plus en plus en connaissance et en pleine intelligence. » (Philippiens 1.9)
Il insiste aussi ailleurs : « Mais en disant la vérité avec amour, nous croîtrons à tout égard en Celui qui est le chef : Christ. » (Ephésiens 4.15)
La croissance de l’Église repose sur le fait de dire la vérité avec amour.
Au milieu de cette confusion ambiante actuelle, Dieu nous appelle à dire la vérité, même dans l’amour.
Pour croître dans la vérité, il faut avoir l’humilité de l’accepter et savoir reconnaître lorsque nous avons tort.
Nous avons besoin de la vérité de Dieu, absolue et faisant autorité.
Il n’y avait pas de contradiction entre la profession de foi de Gaïus et sa pratique, sa conduite, sa marche au quotidien. La marche dans la vérité transparaissait dans sa vie, et c’était là la preuve, aux yeux de Jean, que son âme se portait bien.
Rien ne rendait plus heureux Jean, il était fou de joie à cause de cette bonne marche ! Il se réjouissait de ce témoignage !
Quelle joie de trouver au sein de l’église locale des frères et sœurs qui restent fidèles et fermes, qui marchent dans la vérité.
Lorsque nous voyons d’autres personnes marcher dans la vérité, cela nous encourage. Lorsqu’ils voient les chrétiens marcher dans la vérité, leurs responsables sont encouragés.
Trois images pour comprendre la nature de l’Église
L’Église constitue une réalité propre au Nouveau Testament. L’Église y est considérée comme la famille de Dieu, le troupeau de D.(Éphésiens 2), l’Israël de Dieu (Galates 6), le corps du Christ, l’épouse du Christ (Éphésiens 1, Apocalypse 19) et le temple du Saint-Esprit ( 1Corinthiens 3).
Les membres de l’Église sont appelés les élus, les choisis, les saints, les consacrés, frères et sœurs, enfants adoptifs de Dieu.
La définition même de l’Église montre la grandeur de l’Église : elle est constituée de ceux qui sont appelés « hors de », hors du monde, pour appartenir à Dieu, pour constituer le peuple de Dieu, mis à part pour Dieu.
En nous mettant à part, hors du monde, le Christ transforme notre intelligence, notre culture, nos croyances, nos préférences, nos choix, nos ambitions, nos objectifs de vie…
Mais ce travail de transformation, en quittant le monde, ne se fait pas du jour au lendemain. C’est un travail qui se fait petit à petit grâce à l’enseignement biblique, grâce à la pratique de la Parole. Et à partir de là, nous sommes transformés via le renouvellement de notre intelligence pour comprendre et faire la volonté de D.ieu.
Nous devons reconnaître qu’au sein de nos églises locales, se trouvent des gens qui gardent encore leurs opinions, leur manière de penser, leur manière de voir les choses, et tant que le Saint-Esprit n’enlève pas ces choses, l’église connaît des problèmes.
Il est d’usage de caractériser l’Église sur terre comme étant une, sainte, universelle et apostolique.
Effectivement, malgré le grand nombre d’églises locales et de regroupements confessionnels, l’Église est une, car elle est en Christ.
Elle est sainte, car elle est consacrée collectivement à D.ieu, tout comme chaque chrétien l’est individuellement en étant devenu le temple du Saint Esprit.
Elle est universelle, puisqu’elle s’étend partout, à l’échelle mondiale et cherche à préserver la plénitude de la foi.
Elle est bien apostolique, car elle est fondée sur l’enseignement des apôtres.
Tout cela nous le retrouvons résumé dans l’épître aux Éphésiens : « Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des exilés ; mais vous êtes concitoyens des saints, membres de la maison de Dieu. Vous avez été construits sur les fondations constituées par les apôtres et prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre de l’angle. C’est en lui que toute construction bien coordonnée s’élève pour être, dans le Seigneur, un sanctuaire saint. C’est en lui que, vous aussi, vous êtes construits ensemble pour être une habitation de Dieu, dans l’Esprit. » (Éphésiens 2.19-22)
L’Église existe en Jésus Christ, grâce à Lui, par Lui et pour Lui.
Nous voyons l’église locale, l’église visible avec ses failles, et bien sûr ses qualités. Dieu seul connaît l’église universelle, l’église invisible. Mais nous devons rester confiants et croire que dans toutes les églises locales, il existe des disciples du Christ, des enfants de Dieu, nés de Dieu. En effet, nous avons cette assurance, car Christ bâtit Son Église.
Dans ce passage, il y a trois images fortes pour nous donner de comprendre la nature de l’Église :
- La maison de Dieu, la famille de Dieu.
L’Église ici est comparée à une famille avec les relations étroites, intimes qui relient ses membres. C’est le Temple où réside le Seigneur.
L’apôtre Paul écrit ainsi : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira. Car le temple de Dieu est saint, et ce temple, c’est vous. » (1 Corinthiens 3.16-17)
L’apôtre Pierre affirme également : « Vous-mêmes, comme des pierres vivantes, construisez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d’offrir des sacrifices spirituels, agréés de Dieu, par Jésus-Christ… » (1 Pierre 2.5)
Comment devient-on membre de cette famille ? Par la nouvelle naissance. Nous le voyons dans le prologue de l’Évangile selon Jean : « Quelques-uns, cependant, l’ont accueilli, ils ont cru en lui, ils ont placé leur confiance dans ce qu’il était. À tous ceux-là, il a accordé le privilège de devenir enfants de Dieu. Peu importe leur race et leur sang, puisque ce n’est pas par une naissance naturelle qu’ils le sont devenus, sous l’impulsion d’un désir instinctif ou par une initiative d’homme : c’est Dieu lui-même qui les a fait naître. » (Jean 1.12-13)
Nos frères et nos sœurs sont ceux qui sont nés de D.ieu et qui font la volonté de Dieu au quotidien.
C’est dans la maison de Dieu que nous devrions expérimenter l’amour chrétien,
Nous devons nous honorer les uns, les autres et accepter que nous sommes différents.
La maison de Dieu c’est l’endroit où tout le monde doit pouvoir être accueilli, quelques soient ses origines, sa situation sociale, ses handicaps, ou maladies, etc.
Que le Seigneur nous donne toujours de comprendre que nous sommes l’Église, et nous pousse à travailler pour le bien de l’Église.

Leave a Reply