VRAIMENT LE SEIGNEUR EST RESSUSCITÉ

VRAIMENT LE SEIGNEUR EST RESSUSCITÉ

Prédication du 4 Avril 2021 par le Pasteur Claude Missidimbazi

Dimanche de Pâques 2021

Texte : Luc 24,13-35



« 13 
Ce même jour, deux disciples se rendaient à un village appelé Emmaüs, éloigné de Jérusalem d’une douzaine de kilomètres. 14 Ils discutaient ensemble de tout ce qui s’était passé. 15 Pendant qu’ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s’approcha et fit route avec eux, 16 mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. 17 Il leur dit: «De quoi parlez-vous en marchant, pour avoir l’air si tristes?» 18 L’un d’eux, un dénommé Cléopas, lui répondit: «Es-tu le seul en séjour à Jérusalem qui ne sache pas ce qui y est arrivé ces jours-ci?» 19 «Quoi?» leur dit-il. Ils lui répondirent: «Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, qui était un prophète puissant en actes et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple, 20 et comment les chefs des prêtres et nos magistrats l’ont fait arrêter pour qu’il soit condamné à mort et l’ont crucifié. 21 Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël, mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour que ces événements se sont produits. 22 Il est vrai que quelques femmes de notre groupe nous ont beaucoup étonnés. Elles se sont rendues de grand matin au tombeau 23 et n’ont pas trouvé son corps; elles sont venues dire que des anges leur sont apparus et ont annoncé qu’il est vivant. 24 Quelques-uns des nôtres sont allés au tombeau et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit, mais lui, ils ne l’ont pas vu.» 25 Alors Jésus leur dit: «Hommes sans intelligence, dont le coeur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes! 26 Ne fallait-il pas que le Messie souffre ces choses et qu’il entre dans sa gloire?» 27Puis, en commençant par les écrits de Moïse et continuant par ceux de tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait.28 Lorsqu’ils furent près du village où ils allaient, il parut vouloir aller plus loin, 29mais ils le retinrent avec insistance en disant: «Reste avec nous car le soir approche, le jour est [déjà] sur son déclin.» Alors il entra pour rester avec eux. 30 Pendant qu’il était à table avec eux, il prit le pain et, après avoir prononcé la prière de bénédiction, il le rompit et le leur donna. 31 Alors leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent, mais il disparut de devant eux. 32 Ils se dirent l’un à l’autre: «Notre coeur ne brûlait-il pas en nous lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les Ecritures?» 33 Ils se levèrent à ce moment même et retournèrent à Jérusalem, où ils trouvèrent les onze et les autres qui étaient rassemblés 34 et qui leur dirent: «Le Seigneur est réellement ressuscité et il est apparu à Simon.» 35Alors les deux disciples racontèrent ce qui leur était arrivé en chemin et comment ils l’avaient reconnu au moment où il rompait le pain. »

Introduction

Le Seigneur est réellement ressuscité : c’est un fait que proclament les chrétiens en ce dimanche de Pâques. Ce jour est particulier car il ne s’agit pas seulement d’un fait historique, mais cela doit être aussi une vérité que nous devons vivre. Dieu a réalisé cela pour cette homme qu’on appelait Jésus et cela a bouleversé la vie des disciples et nos propres vies.

Oui le Christ Jésus vit aux siècles des siècles !
Dans ce contexte particulier de crise pandémique, cette vérité est salutaire : ce n’est pas un mirage d’une vie future dont nous avons besoin aujourd’hui, mais du Christ ressuscité en personne.

Il est important de vivre l’allégresse de Pâques.
Ressuscité, Jésus s’est manifesté aux siens et c’est là ce qui constitue l’élément historique du message Pascale.
Ce passage de Luc nous raconte l’expérience des deux disciples sur le chemin d’Emmaüs. Le Christ Jésus nous y est présenté comme l’accompagnateur, l’enseignant et le formateur de Ses disciples. 

Lorsque nous célébrons Pâques, il est bien sûr question d’un fait, d’un message mais aussi d’une grande joie.
Au verset 35, en conclusion de ce récit d’apparition, ce récit de reconnaissance de la personne de Jésus, il est écrit que les disciples de retour à Jérusalem « racontèrent ce qui leur était arrivé en chemin et comment ils l’avaient reconnu au moment où il rompait le pain. »

L’intrigue

Souvent c’est l’intrigue qui fait la puissance, la force d’un film. Ensuite il y a les acteurs, le cadre, le décor… 
Dans les récits bibliques on retrouve aussi ces éléments.

Ici la question est de savoir ce qui s’est passé. Car en chemin quelque chose s’est passé. Que s’est-il passé pour que ces disciples désemparés changent de direction ?
Au verset 31, d’une part, il est dit : « Alors leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent, mais il disparut de devant eux. »
Au verset 32, d’autre part, il est expliqué que le Ressuscité S’est fait reconnaître : « Ils se dirent l’un à l’autre: « Notre coeur ne brûlait-il pas en nous lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les Ecritures ? »

Le récit débute avec ces mots : « Ce même jour »« Et voici, ce même jour », c’est à dire au matin de Pâques. Deux disciples partent vers un village nommé Emmaüs, en tournant le dos à Jérusalem. Ils discutent sur les événements récents, évènements tristes pour eux.

Tout le récit est centré sur la reconnaissance de qui est Jésus, ou encore comment passer de la tristesse à la joie, de l’incompréhension à la vérité, du « non sens » au « bon sens ».

Jésus, l’accompagnateur (v.15-24)

v.15 « Pendant qu’ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s’approcha et fit route avec eux… »

Le Christ Jésus se présente aux disciples d’abord comme l’accompagnateur.
Le verset 16 nous explique qu’ils sont empêchés de Le reconnaître : « …mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. »
Ils sont sous le coup du découragement et empêtrés dans le manque de foi. 

Aux versets 17 à 24, nous voyons comment les disciples, tristes et sombres, qui ne se sentent pas bien, confient leur déception à Jésus.
Ils connaissent pourtant l’annonce pascale mais ils n’arrivent pas à y croire : « Il est vrai que quelques femmes de notre groupe nous ont beaucoup étonnés. Elles se sont rendues de grand matin au tombeau et n’ont pas trouvé son corps; elles sont venues dire que des anges leur sont apparus et ont annoncé qu’il est vivant. »(v.22-23).
Jésus leur demande donc pourquoi ils sont tristes : « Il leur dit: «De quoi parlez-vous en marchant, pour avoir l’air si tristes?» L’un d’eux, un dénommé Cléopas, lui répondit: «Es-tu le seul en séjour à Jérusalem qui ne sache pas ce qui y est arrivé ces jours-ci ? »
Nous avons là cette ironie qui caractérise souvent les écrits de Luc : le Christ Jésus fait semblant de ne rien savoir de ce qui s’est passé, pourtant qui mieux que Lui peut connaître les faits qui viennent de se passer ? Qui mieux que Lui peut appréhender leurs causes et leurs conséquences ?
Ici le Christ agit en professeur pour enseigner une vérité. Il connaît bien les réponses mais Il veut pousser les apôtres à s’exprimer. Le Christ Jésus veut les faire parler pour mettre en lumière ce qu’ils attendaient ou ce qu’ils n’attendaient plus.

La question du Christ libère le trop-plein du cœur des disciples.
Par Sa question, le voyageur Jésus a atteint son but : les deux disciples ont pu exprimer leurs désirs immenses mais déçus. 
Le verset 19 nous donne de comprendre ce qu’il y’a au plus profond d’eux, concernant leurs croyances, leurs attentes :
« Ils lui répondirent: Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, qui était un prophète puissant en actes et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple… ».

Pour eux, le Christ n’était donc qu’un prophète. Pourtant le Christ Jésus n’avait pas cessé de leur dire qui Il était : « le chemin, la vérité et la vie »« le pain du Ciel ». Mais ils n’ont retenu que cette vérité rudimentaire sur Lui : « Jésus de Nazareth était […] un prophète puissant en actes et en paroles… »

Le verset 21 précise l’espoir que les disciples avaient eu avant les événements qui ont mené à la Crucifixion : « Nous espérions nous que ce serait Lui qui délivrerait Israël mais avec tout cela voici déjà le troisième jour que ces événements se sont produits… »
Ces mots sont lourds de tout le poids de la vie quotidienne, lourds d’expérience et d’espérance humaines.
Cette situation des disciples est le reflet de la situation de bien des croyants d’aujourd’hui, aux espoirs déçus.
Dans ces mots, il y a un cri d’échec et de doute. 

Les disciples persistaient dans cette croyance en un Messie terrestre et nationale.Ils avaient la connaissance des Écritures mais ils n’avaient pas réellement compris l’Évangile.Ils ont fréquenté le Christ mais ils ne L’ont pas réellement connu. Les disciples avaient projeté leurs attentes sur Lui, comme c’est aussi souvent le cas pour nous aujourd’hui. Mais le Messie est venu pour apporter la paix, pardonner les péchés et guérir les cœurs brisés.

Jésus, l’enseignant des Écritures (v.25-27)

Dans les versets 25 à 27, le Christ explique aux disciples ce qui Le concerne dans toutes les Écritures :« Alors Jésus leur dit: « Hommes sans intelligence, dont le coeur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes! Ne fallait-il pas que le Messie souffre ces choses et qu’il entre dans sa gloire ? » Puis, en commençant par les écrits de Moïse et continuant par ceux de tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait. »

Le Christ Jésus se présente à eux comme l’enseignant en Écritures.

« Alors Jésus leur dit: O hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes ! »Le Christ utilise le vocatif « Ô » qui exprime une profonde émotion du Ressuscité.« Hommes sans intelligence » : Le mot ´anoetos’ en grec signifie « écervelé », « sans cervelles », « ne comprenant pas ».
Il s’agit de quelqu’un qui n’agit pas selon le bon sens, de manière sage.Le même mot est utilisé par l’apôtre Paul dans Galates 3.1, pour désigner ceux qui se détournent du vrai Évangile pour épouser un faux évangile : « O Galates dépourvus de sens! qui vous a fascinés, vous, aux yeux de qui Jésus-Christ a été peint comme crucifié ? »
‭‭

La réponse de Jésus nous interpelle car Il précise « Ne fallait il pas que le Messie souffre toutes ces choses ? »
« Fallait » est un mot cher à Luc. Il indique une nécessité, une sainte obligation. 

« Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu’il entrât dans sa gloire ? »
Nous voyons que les souffrances du Christ sont les moyens que Dieu avait préparés pour qu’Il retrouve Sa gloire. Le Christ devait souffrir afin d’être élevé au plus haut des cieux.
Ce que les disciples n’avaient pas compris.

Le Christ Jésus va citer les trois grandes divisions du canon hébreu pour expliquer les raisons de Sa mort : les livres de Moïse, les psaumes et les Prophètes.
Dans le récit, si on se place du point de vue des disciples, ils ne savent pas que c’est Jésus qui les accompagne. Il Le voit comme un maître, un enseignant, expert dans les Écritures.

Jésus leur explique donc que la souffrance était le prélude nécessaire à l’entrée du Messie dans sa gloire royale.
La souffrance et Sa mort faisaient parties du plan de Dieu et avaient été annoncées par les prophètes du Premier Testament. Ainsi le Christ Jésus a accepté le projet de Dieu, l’a incarné et vécu jusqu’au bout
Le destin de Jésus, la souffrance par laquelle Il est passé, est interprétée de manière très différente selon le point de vue que l’on prend. 

  • Pour les grands prêtres, la foule, et même pour les disciples d’Emmaüs : il s’agissait de la mort d’une espérance de libération. 
  • Pour les femmes que les disciples d’Emmaüs évoquent et selon l’interprétation que le Christ donne Lui même ici : il s’agit de l’avènement et l’intronisation du Messie, annoncés d’avance !

Notons que Jésus interprète les Écritures, mais qu’Il est Lui même le sujet de méditation également. Le Ressuscité explique les Écritures aux disciples. Tout est christologique : Il leur explique ce qu’ils sont censés savoir et vivre.
Une vérité se dégage de ce passage : Le Christ n’est pas à chercher quelque part ailleurs que dans les Écritures. 
Lui-même nous ramène aux Écritures. C’est de Lui dont Il est question du début à la fin : Il est question du Christ Jésus dans toute l’Écriture.Notre foi doit donc être fondée sur ce qui est écrit. 

Il fallait que le Christ meurt donc :

  • pour nous racheter du péché ;
  • pour vaincre la mort ;
  • pour donner un plein salut à tous ceux qui se tourneront vers Lui.

Depuis la Genèse jusqu’à l’Apocalypse, il est question du Christ Jésus : que ce soit au travers des promesses de Dieu, de « types » christiques, de prophéties.
Puisons dans la Bible les éléments qui alimentent notre connaissance du Christ.
Note : Pour aller plus loin, vous pouvez chercher le livre Christ dans toutes les Écritures

Jésus, le formateur 

Aux versets 28 à 35, se trouve le dénouement de l’action : les disciples reconnaissent enfin le Christ au moment du partage du pain.

« Lorsqu’ils furent près du village où ils allaient, il parut vouloir aller plus loin, mais ils le retinrent avec insistance en disant: «Reste avec nous car le soir approche, le jour est [déjà] sur son déclin.» Alors il entra pour rester avec eux. »
Les disciples demandent avec insistance à leur accompagnateur enseignant de rester avec eux. Le Christ répond favorablement à leur demande et Se met alors à table avec eux.

Le récit cherche à nous amener à une reconnaissance de qui Jésus est. Malgré que le Christ leur ait parlé de Lui selon les Écritures, les disciples ne l’avaient toujours pas reconnu.Le Christ va alors poser des actes et va ouvrir leur intelligence. 
Le Christ n’est pas seulement un bon orateur ou un tribun exceptionnel mais sa vie même est un enseignement : Il est le verbe incarné !

« Pendant qu’il était à table avec eux, il prit le pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent; mais il disparut de devant eux. » (v.30-31) 
Lors de la fraction du pain, les disciples reconnaissent Jésus : « leurs yeux s’ouvrent ».
Ici, il ne s’agit pas seulement d’une reconnaissance objective, d’une expérience extérieur mais il s’agit d’une renaissance, un recadrage, une conversion, une réorientation. 
Le regard des disciples ne sera plus jamais le même

Ce passage (v.30-31) est rythmé par 4 verbes importants : les mêmes verbes que nous utilisons lorsque nous célébrons le « Repas du S.eigneur ». 

  • Prendre: « Il prit le pain »
  • Rendre grâce : « après avoir rendu grâces »
  • Rompre : « Il le rompit »
  • Donner : « et le leur donna »

« Et ils se dirent l’un à l’autre: Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les Ecritures ? Se levant à l’heure même, ils retournèrent à Jérusalem… »
Les disciples retournent de suite vers Jerusalem. Ils ne lui tournent plus le dos, ils ne cherchent plus à s’en éloigner. Cette fois-ci, ils ne sont plus tristes et sombres, mais ils sont dans la joie parce que quelque chose vient de se passer dans leur vie : la lumière du Vivant a suffi à changer leur manière de vivre !

Que s’est-il donc passé ?

Dans le dénouement de notre récit nous lisons que « les deux disciples racontèrent ce qui leur était arrivé en chemin… » (v.35)
Alors quelle est la réponse à notre question du tout début, a savoir « que s’est il passé qui fait la différence » ? Et comment nos yeux pourraient-ils s’ouvrir comme les leurs ?

Pour vivre la même expérience, la première des choses à faire, c’est qu’il faut que nous soyons honnêtes comme les disciples qui ne faisaient pas semblant, ils avaient « l’air si triste ».Pour vivre la même expérience, nous devons prendre conscience que nous sommes dans la nuit. Soyons conscients et honnêtes avec nous mêmes.

Ensuite nous pouvons connaître le Christ par les Écritures. 
Au verset 32, les disciples se disent l’un à l’autre: « Notre coeur ne brûlait-il pas en nous lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures ? » 
Il nous faut chercher le Christ dans toutes les Écritures. C’est ainsi que nous sommes nourris mais aussi que nous purifions la vision qu’on peut avoir du Christ Jésus. 
Le Christ dit Lui-même dans Jean 5.39 « Vous étudiez avec soin les Écritures parce que vous pensez trouver en elles la vie éternelle: ce sont justement elles qui témoignent de moi ! »
‭‭Il ne s’agit pas seulement de lire pour lire mais aussi de comprendre ce que nous lisons. Le cœur (siège de la pensée, émotions, intelligence…) est lent à croire et à comprendre. Le Seigneur doit ouvrir pour nous les Écritures : « Notre cœur ne brûlait-il pas … lorsqu’Il nous ouvrait les écritures?» (v.32)
Nous pouvons aussi connaître le Christ par la fraction du pain. Dans le repas du Seigneur, nous avons l’opportunité dans le mémorial, les gestes, les signes… de reconnaître le Christ Jésus.

Quand nous communions avec le Seigneur, quand nous écoutons Sa Parole, il y a comme un feu dans nos cœur qui ne s’éteint pas. Plus l’Évangile entre dans notre vie et plus nous sommes vivants.

L’Église doit se réveiller et écouter son maître Jésus. Il nous faut rencontrer le Ressuscité.

Aux versets 33 à 35, les disciples retournent donc à Jérusalem : « Ils se levèrent à ce moment même et retournèrent à Jérusalem, où ils trouvèrent les onze et les autres qui étaient rassemblés et qui leur dirent: «Le Seigneur est réellement ressuscité et il est apparu à Simon.» Alors les deux disciples racontèrent ce qui leur était arrivé en chemin et comment ils l’avaient reconnu au moment où il rompait le pain. »

Dans cette expérience d’Emmaüs, c’est le Seigneur qui dans une approche remarquable a réussi à :

  • Ouvrir l’intelligence des disciples (v.27);
  • Ouvrir leurs yeux (v.31);
  • Ouvrir leur cœur(v.32).

Et la conséquence de cette action du Ressuscité dans la vie des disciples, c’est que ces derniers ont automatiquement changé de direction et ont ouvert leurs bouches : « les deux disciples racontèrent ».

Celui qui reçoit du Christ ne peut qu’offrir aux autres ce qu’il a reçu ! 
On est « évangéliste » au moment où on reçoit la vie de Dieu : on est en mesure de raconter les merveilles de Dieu dans nos vies. Nous témoignons, nous évangélisons, parce que nous considérons que ce qui nous a fait du bien fera aussi du bien à notre prochain.Quand quelqu’un vit une expérience avec le Ressuscité alors il se lève et va raconter aux autres ce que Jésus est et ce que Jésus fait.

Conclusion

Ayons un cœur pour Jésus et devenons de vrais disciples.
Que Dieu nous accorde d’avoir les yeux ouverts, d’avoir un cœur de disciple.

Au v.20 Jésus est mort pour les disciples Leurs espérances aussi est morte v.21v.17 triste et sombre Désemparés
Combien de croyants disent que Jésus est vivant, mais ne le vivent pas ? Dire que Jésus est Ressuscité est un fait historique mais vivre en Lui c’est autre chose. C’est un drame de savoir autant de choses Le concernant et ne rien vivre avec Lui.

Même invisible à nos sens, Jésus est bien présent. Il a promis d’être avec Ses disciples. L’invisibilité n’équivaut pas à l’absence : le Christ est là pour nous accompagner comme Il l’a fait pour les disciples d’Emmaus, pour nous enseigner, nous former. 
Que nos yeux s’ouvrent à nouveau, et comme les disciples d’Emmaüs devenons des « proclamateurs » !

Avec Jésus les Écritures reprennent vie : qu’il ouvre notre intelligence, nos yeux et nos cœurs. Qu’Il nous donne de vivre Sa réalité !
Poème : « L’ange leur dit pourquoi cherchez vous parmi les morts Celui qui est vivant ?
Ô Jésus Christ, ressuscité, apparu aux femmes Victoire sur la détresse et la mort !« Pourquoi cherchez vous parmi les morts Celui qui est vivant ? »

Ô Jésus Christ, ressuscité, apparu aux disciples Victoire sur la peur et l’abandon !« Voici, Je suis avec vous jusqu’à la fin du monde »
Ô Jésus Christ, ressuscité, reconnu par Thomas Victoire sur l’orgueil et le doute !« Mon S.eigneur et mon D ieu » !

Ô Jésus Christ, ressuscité, rompant le pain à Emmaüs Victoire sur la tristesse et l’angoisse !« Alors leurs yeux s’ouvrirent et ils reconnurent »

Ô Jésus Christ, ressuscité Tu es vivant, vainqueur, notre sauveurTu es notre espérance Viens S.eigneur Jésus, Viens bientôt 
Alléluia ! »

Avec une telle nouvelle, l’allégresse de Pâques ne peut être qu’au rendez vous ! Christ est ressuscité : c’est l’Évangile de Pâques !

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ ! Conformément à sa grande bonté, il nous a fait naître de nouveau à travers la résurrection de Jésus-Christ pour une espérance vivante. »

A Dieu seul soit la gloire ! Entrons dans l’allégresse de Pâques non seulement en priant mais aussi en croyant.Oui nous croyons que le Christ Jésus était mort mais voici, Il vit à tout jamais !

Leave a Reply

Your email address will not be published.