GALATES 5.16-26, 6.6-10 CULTIVEZ LE FRUIT DE L’ESPRIT (3ème partie)

GALATES 5.16-26, 6.6-10 CULTIVEZ LE FRUIT DE L’ESPRIT (3ème partie)

Prédication culte du 19 novembre 2023 par le pasteur Claude Missidimbazi

‭‭« Voici donc ce que je dis : marchez par l’Esprit et vous n’accomplirez pas les désirs de votre nature propre. En effet, la nature humaine a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit a des désirs contraires à ceux de la nature humaine. Ils sont opposés entre eux, de sorte que vous ne pouvez pas faire ce que vous voudriez. Cependant, si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes pas sous la loi. Les œuvres de la nature humaine sont évidentes: ce sont l’adultère, l’immoralité sexuelle, l’impureté, la débauche, l’idolâtrie, la magie, les haines, les querelles, les jalousies, les colères, les rivalités, les divisions, les sectes, l’envie, les meurtres, l’ivrognerie, les excès de table et les choses semblables. Je vous préviens, comme je l’ai déjà fait: ceux qui ont un tel comportement n’hériteront pas du royaume de Dieu. Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi. Contre de telles attitudes, il n’y a pas de loi. Ceux qui appartiennent à Jésus-Christ ont crucifié leur nature propre avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l’Esprit, laissons-nous aussi conduire par l’Esprit. Ne soyons pas vaniteux en nous provoquant les uns les autres, en nous portant envie les uns aux autres. »

Galates‬ ‭5‬:.16‬-‭26‬

Introduction

Le Christ Jésus a déclaré un jour à Ses disciples : « Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre produit de mauvais fruits… » (Matthieu 7.17)

C’est une réalité que tout agriculteur connaît : un arbre sain, enraciné, bien nourri par sa source, montre sa santé par les bons fruits qu’il porte.

Mais si un arbre produit de mauvais fruits, ou pire pas de fruit du tout, quelque chose dans la santé de l’arbre ou dans son lien avec un bon sol et une bonne alimentation est compromis.

Ainsi le S.eigneur Jésus précise : « Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. » (Matthieu 7.18-20)

Les mauvais fruits et les bons fruits

Dans Galates 5, l’apôtre Paul nous indique très clairement la nature des mauvais et des bons fruits.

Les mauvais fruits dont l’humanité fait preuve depuis le commencement sont listés aux versets 19 à 21. 

L’auteur conclut cette série de péché en disant : « Je vous avertis et je l’ai déjà dit : ceux qui font de telles choses n’hériteront pas du Royaume de Dieu. »

Le Royaume des Cieux est un héritage que l’on reçoit de la part de notre Seigneur Jésus Christ.

Le bon fruit, quant à lui, ne vient pas naturellement aux êtres humains déchus et ne peut apparaître que par l’action surnaturelle du Saint Esprit qui vit dans chaque vrai chrétien.

Ce bon fruit est listé aux versets 22 à 23.

Le Christ Jésus et l’apôtre Paul désirent que chaque chrétien porte le fruit de l’Esprit, soit fructueux chaque jour.

Il n’existe pas de thermomètre spirituel pour mesurer la quantité d’Esprit que nous avons, mais nous pouvons évaluer notre foi au regard de la qualité de ses fruits.

Les fruits de l’Esprit sont un critère de discernement pour évaluer notre vie spirituelle.

Dans les prédications précédentes, nous avons vu le premier critère qui était le fait de ne pas marcher selon la chair mais selon l’Esprit.

L’apôtre Paul dit ainsi : « Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’Esprit. »(Galates 5.25). 

Et aussi « Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez jamais ce que la chair désire. » (Galates 5.16). 

Les fruits de l’Esprit sont donc un autre critère de discernement : pour savoir si je suis un véritable enfant de Dieu, je dois regarder le fruit que je porte.

En qualifiant la liste des vertus de « fruit de l’Esprit », l’apôtre Paul entend une fois de plus opposer l’Esprit à la chair.

En même temps il oppose les vices comme œuvres et les vertus comme fruits.

En les appelant « fruit de l’Esprit », l’apôtre n’entend pas que le chrétien est passif. Au contraire, c’est lorsque nous marchons selon l’Esprit que se manifestent les fruits que produit l’Esprit.

C’est quand l’Esprit contrôle nos vies, qu’Il produit ce genre de fruits en nous. 

C’est lorsque nous sommes obéissants, acceptant d’écouter l’Esprit, que Son œuvre peut se déployer en nous.

C’est l’Esprit qui nous donne d’aimer Dieu, d’aimer notre prochain. C’est l’Esprit Saint qui nous rend joyeux, pacifique, gentil, bon, fidèle…

Dans ce verset 22, il y a ce petit mot en grec traduit par « mais », qui marque l’opposition de ce qui va être introduit d’avec la liste des œuvres de la chair qui précédait.

Ce « mais » frappant montre qu’il y a autre chose qu’une vie sans Dieu, il y a autre chose que la vie médiocre de l’homme naturel livré à lui-même.

Ce « mais » est là pour nous faire prendre conscience que l’Esprit Saint produit un fruit et non pas des œuvres, un fruit qui présente plusieurs aspects.

L’apôtre Paul utilise l’image du « fruit » de l’Esprit, pour décrire l’action de l’Esprit par opposition aux œuvres de la chair.

Il établit un contraste voulu entre le fruit de l’Esprit qui croit naturellement et le péché qui est le résultat des actions de l’humanité indépendante de D.ieu.

Qu’entend-on par fruit de l’Esprit ?

Il s’agit du fruit de l’Esprit : son appartenance, sa source c’est l’Esprit Saint. 

Le mot fruit indique qu’il ne s’agit pas ici de ce que l’homme peut faire. Un fruit n’est pas quelque chose que l’on fait.

Ces qualités se retrouvent chez les croyants en raison du changement que l’Esprit de Dieu a opéré en eux. 

Le fruit de l’Esprit est le résultat de l’Esprit de Dieu qui habite les hommes : c’est le produit normal de chaque croyant conduit par l’Esprit.

Les œuvres manifestent ce qu’une personne fait une personne, tandis que le fruit déclare ce qu’un homme est. 

Les œuvres montrent la conduite, tandis que le fruit révèle le caractère.

Dans les œuvres l’accent est mis sur le faire, alors que dans le fruit l’accent est mis sur l’être. 

L’apôtre Paul ne parle pas d’une série de fruits qui seraient partagés de manière à ce qu’un croyant ait un fruit, et un autre croyant ait un fruit différent.

Il parle d’un ensemble dans lequel toutes ces qualités doivent se manifester dans un seul croyant.

Chaque chrétien doit porter l’ensemble de ce fruit. 

Même si « fruit » est au singulier, il y a cette variété, ces aspects de l’unique récolte qui provient du Saint Esprit.

Le fruit à neuf facettes, neuf qualités. 

Et si un croyant marche selon l’Esprit, il possèdera ces neuf qualités.

Le Christ a dit à Ses disciples : « Je suis la vigne ; vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit ; car sans moi vous ne pouvez rien faire. » ‭‭(Jean‬ ‭15.5)

C’est le Christ Jésus qui nous sauve et qui nous fait demeurer en Lui.

Si quelqu’un n’habite pas en Jésus, il ne peut pas porter Son fruit.

Nous « demeurons en Jésus », en ayant une relation vivante avec Lui, en vivant au quotidien dans la repentance, en obéissant à ce que Dieu nous dit de faire, en recherchant la sanctification, en bénissant les autres, en parlant de Jésus partout…

La source de la fructification n’est donc pas dans le chrétien. Le chrétien est simplement le canal par lequel le Christ, par l’Esprit, peut Lui-même agir.

Nous portons le fruit de celui qui est en nous : l’Esprit du Christ.

Ce fruit est le caractère du Christ Jésus : 

l’Esprit veut que le chrétien devienne ce que le Christ est !

Nous pourrons nous aussi dire ce qu’écrivait l’apôtre Paul : « pour moi vivre, c’est Christ ! » (Philippiens 1.21)

Même si nous ne sommes pas encore ce que nous devrions être, nous sommes censés progresser vers ce que nous serons, et qui sera totalement révélé à l’avènement du Christ Jésus.

« La conduite des justes ressemble à la lumière de l’aurore, dont l’éclat augmente jusqu’à ce qu’il fasse plein jour. » (Proverbes 4.18)

Les fruits témoignent de la réalité du travail de l’Esprit.

Les facettes du fruit del’Esprit

Si on observe bien la liste des fruits de l’Esprit établie par l’apôtre Paul, on peut être surpris par le fait que ne s’y retrouvent pas des éléments tels que l’aumône, l’évangélisation, le service social, le soin des veuves et des orphelins, les offrandes…

L’auteur cite des éléments tels que l’amour, la paix, la bonté… parce que si ces traits de caractères sont en nous, tout le reste se fera automatiquement.

Les facettes du fruit de l’Esprit se répartissent selon trois grandes catégories, comportant chacune trois aspects :

  1. L’aspect intérieur 
  2. L’aspect extérieur 
  3. L’aspect ascendant 

1. L’aspect intérieur

« Le fruit de l’Esprit est amour, joie et paix »

1.1 Le fruit de l’Esprit c’est l’amour 

L’amour (ἀγάπη, ‘agape’, en grec) : il s’agit de l’expression de l’amour envers les autres, l’amour c’est apprendre à servir les autres.

Parce que Dieu aime, cet amour inonde nos vies de sorte que nous aimons Dieu, le Christ et toute l’humanité.

Il s’agit d’une expérience unique que seul l’Esprit peut produire en nous.

Il ne s’agit pas que de bons sentiments, mais d’un amour divin : Dieu est amour et c’est pour ça qu’Il aime, même si Il n’est pas aimé en retour (Jean 3.16).

De même, le croyant contrôlé par l’Esprit Saint manifestera le même caractère et la même conduite d’amour. Il aimera comme le Christ a aimé à La Croix. 

L’amour pour Dieu et pour les autres croyants fera de lui un vrai disciple (Jean 13).

Que l’amour occupe la première place n’est pas une surprise. Le Père nous donne Son Esprit et répand Son amour dans notre cœur : « […] l’amour de Dieu est déversé dans notre cœur par le Saint-Esprit qui nous a été donné. » ‭‭(Romains 5.5)

Ce n’est pas un amour que l’on peut faire ou ressentir par nous-mêmes.

C’est un amour unique, qui nous dépasse : c’est d’abord l’amour que Dieu nous témoigne alors que nous n’avons rien demandé.

L’amour est en tête de cette liste de vertus par rapport aux œuvres de la chair, c’est l’antidote. 

Parce que l’amour est à l’opposé d’une vie égoïste, à l’opposé de la haine, des jalousies, c’est l’antidote contre la colère, les dissensions, les rivalités…

En tant que fruit de l’Esprit l’amour met fin aux hostilités, aux querelles, aux envies, aux ambitions égoïstes, aux tromperies… (voire 1 Corinthiens 13).

Être chrétien c’est aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, et son prochain comme soi-même (Matthieu 22.37-39).

L’amour est le socle de toute vie de croyant. Il est le fruit de l’Esprit par excellence : tous les autres comportements découlent de lui !

1.2 Le fruit de l’Esprit c’est la joie

La joie (χαρά, ‘chara’, en grec) : il s’agit de pouvoir se réjouir dans toutes les situations. 

Devenir chrétien signifie passer du domaine des ténèbres à la lumière du Christ. Il y a un changement d’état.

Cette joie selon l’Esprit est fondé sur une relation consciente avec Dieu.

La joie résulte d’une action de l’Esprit : c’est la marque d’un chrétien qui a été saisi par l’Esprit et vit désormais dans la présence de Dieu.

L’apôtre Paul a beaucoup écrit au sujet de la joie. Il dit : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur » (Philippiens 4..4).

Il ne s’agit donc pas de se réjouir sans fondement, il ne s’agit pas des joies éphémères qu’on peut expérimenter sur cette terre. 

Il s’agit d’avoir des raisons de se réjouir à cause de ce que le Seigneur est pour nous, à cause de ce qu’Il a fait, et ce même quand il n’y a aucune raison d’être joyeux si l’on considère les circonstances de nos vies.

Il s’agit de se réjouir à cause du salut et la vie éternelle qui est déjà là, du pardon des péchés, de la nouvelle naissance, de la justification, de l’adoption dans la famille de Dieu, de la sanctification, etc.

La joie chrétienne ne dépend pas des circonstances favorables ou adverses.

Apprenons à lister les bénédictions, les bienfaits de Dieu.

Même le Christ Jésus, malgré le fait d’avoir été un « homme de douleur, habitué à la souffrance » (Esaïe 53.3), savait être joyeux et exploser en louanges !

1.3 Le fruit de l’Esprit c’est la paix

La paix (εἰρήνη, ‘eirene’, en grec) : il s’agit de la tranquillité d’esprit, celui qui a la paix vainc l’anxiété. 

Cela signifie d’être en bonne relation avec Dieu mais aussi avec les autres.

La paix de Dieu règne dans le cœur d’un croyant contrôlé par l’Esprit et cette paix est un héritage : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble pas et ne se laisse pas effrayer. »(Jean‬ ‭14.27)

Il ne s’agit pas de ne plus avoir de difficultés. C’est une paix intériorisée, c’est la tranquillité, le calme, même lorsque tout est troublé autour.

C’est l’antidote face aux menaces et appréhensions qui peuvent nous écraser.

Dieu est le Dieu de la paix : « Le Dieu de la paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds. Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous ! » (Romains‬ ‭16‬.20‬).

Le Christ est notre paix (Éphésiens 2.14), et nous sommes invités à tout faire pour la maintenir dans l’Église : « Efforcez-vous de conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix. » (Éphésiens 4.3)

Dans nos assemblées, il est important d’être des artisans de paix.

Si nous sommes en paix avec Dieu, nous ferons la paix avec les autres.

Conclusion

Pour porter le fruit de l’Esprit, il faut absolument demeurer en Jésus : « Demeurez en moi et je demeurerai en vous. Le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même, sans rester attaché au cep; il en va de même pour vous si vous ne demeurez pas en moi. Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. » (Jean‬ ‭15‬.4‬-‭5‬)

Fréquentons le Seigneur en méditant les Écritures, dans la prière…

Obéissons au Seigneur, chantons au Seigneur, donnons aux autres… Au fur et à mesure, nous serons transformés à l’image du Christ.

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