Prédication culte du dimanche 15 Février 2026 par le pasteur Claude Missidimbazi
« 1 Quand Israël était jeune, je l’ai aimé, et d’Egypte j’ai appelé mon fils. 2 Ceux qui les appelaient, ils s’en sont écartés : c’est aux Baals qu’ils ont sacrifié et c’est à des idoles taillées qu’ils ont brûlé des offrandes.
3 C’est pourtant moi qui avais appris à marcher à Ephraïm, les prenant par les bras, mais ils n’ont pas reconnu que je prenais soin d’eux. 4 Je les menais avec des attaches humaines, avec des liens d’amour, j’étais pour eux comme ceux qui soulèvent un nourrisson contre leur joue et je lui tendais de quoi se nourrir.
5 Il ne reviendra pas au pays d’Egypte, c’est Assour qui sera son roi, car ils ont refusé de revenir à moi. 6 L‘épée tournoiera dans ses villes, elle anéantira ses défenses, elle dévorera à cause de leurs intrigues.
7 Mon peuple ! ils s’accrochent à leur apostasie : on les appelle en haut, mais, tous, tant qu’ils sont, ils ne s’élèvent pas.
8 Comment te traiterai-je, Ephraïm, te livrerai-je, Israël ? Comment te traiterai-je comme Adma, te rendrai-je comme Cevoïm ? Mon coeur est bouleversé en moi, en même temps ma pitié s’est émue.
9 Je ne donnerai pas cours à l’ardeur de ma colère, je ne reviendrai pas détruire Ephraïm ; car je suis Dieu et non pas homme ; au milieu de toi, je suis saint : je ne viendrai pas avec rage.
10 Ils marcheront à la suite du SEIGNEUR. Comme un lion il rugira ; quand il se prendra à rugir, des fils accourront en tremblant de l’occident. 11 De l’Egypte ils accourront en tremblant comme des moineaux, et du pays d’Assour comme des colombes, et je les ferai habiter dans leurs maisons — oracle du SEIGNEUR. »
Introduction
Le chapitre 11 du prophète Osée est peut être le plus grand chapitre concernant l’amour de Dieu dans le Premier Testament.
L’amour de Dieu est indéfectible : il ne peut cesser, il dure toujours, il est éternel, indestructible.
Dieu a aimé et continuera d’aimer les pécheurs.
Le prophète ici exploite toutes les ressources du langage pour tenter de sonder la profondeur incompréhensible de l’amour saint de Dieu.
Pourtant, cet amour inclut à la fois le jugement et la miséricorde.
Nous voulons aujourd’hui sonder et comprendre quelques aspects de cet amour indéfectible de Dieu.
Dieu appelle ceux qu’Il aime
« 1 Quand Israël était jeune, je l’ai aimé, et d’Egypte j’ai appelé mon fils. »
L’amour indéfectible de Dieu se vit et se réalise dans le fait que Dieu choisit et appelle à Lui ceux qu’Il aime.
Que disent les Écritures concernant l’amour ?
Que signifie l’amour de Dieu, et comment peut-il être si puissant que rien ne peut nous en séparer ?
Il nous faut partir de la personne de Dieu pour comprendre ce qu’Il dit concernant Son amour.
Le dictionnaire définit le plus souvent l’amour comme : une forte affection, un fort attachement pour quelqu’un ou quelque chose, une affection passionnée pour une personne.
Dans la Bible, le mot utilisé pour parler de l’amour est souvent le mot « Hesed ». Mais, le mot par excellence qui nous explique ce qu’est l’amour de Dieu est le mot « Ahab ». Ce dernier mot parle de passion, de sentiment, d’une grande émotion. Il exprime que l’amour divin n’est pas fondé sur des engagements qui disparaissent du jour au lendemain, mais que c’est une puissance irrésistible, inexplicable et paradoxale car imméritée.
L’amour selon Dieu nous parle d’un don gratuit d’amour à une autre personne pour prendre soin d’elle, lui pardonner et la protéger sans condition ni contrainte.
Le langage humain ne peut pas cerner de manière adéquate le concept d’amour divin.
Il ne peut que pointer du doigt les actes, les preuves de cet amour avec émerveillement, et y répondre avec soit, de l’incrédulité, soit une acceptation chaleureuse, de la joie et de la louange.
Dieu nous aime et cet amour ne dépend pas de qui nous sommes, de notre vécu, de nos mérites ou de nos échecs : Dieu est amour et cet amour à notre égard est un acte immérité.
C’est ainsi que le Christ a affirmé que :« Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis…» (Jean 15.16)
Et l’auteur de la première épître de Jean a aussi écrit : « Quant à nous, nous L’aimons parce qu’il nous a aimés le premier. » (1 Jean 4.19)
L’amour de Dieu est un amour qui choisit et qui appelle à Lui ceux qui sont choisis.
Le peuple de Dieu se définit par rapport à l’amour de Dieu et par rapport à l’appel de Dieu !
Dieu a choisi d’aimer certaines personnes et les a appelés à faire partie de Sa famille d’alliance.
Sous l’inspiration de l’Esprit saint, l’apôtre Paul dit ainsi la même chose : « Il nous a choisis en lui avant la fondation du monde pour que nous soyons saints et irréprochables sous son regard, dans l’amour. Il nous a prédestinés à être pour lui des fils adoptifs par Jésus Christ ; ainsi l’a voulu sa bienveillance » (Ephésiens 1.4-5)
Il faut retenir que l’amour de Dieu est un amour sélectif.
Ce privilège d’être aimé par Dieu doit nous donner de Le remercier et de Le louer !
Le verset 2 montre que le peuple hébreu a rejeté l’amour de Dieu jadis. Ils se sont écartés et sont partis idolâtrer d’autres maîtres, d’autres divinités.
« 2 Ceux qui les appelaient, ils s’en sont écartés : c’est aux Baals qu’ils ont sacrifié et c’est à des idoles taillées qu’ils ont brûlé des offrandes. »
Le peuple n’a jamais été à la hauteur du grand amour du Père.
Outre le domaine politique, le peuple a exprimé son mécontentement dans culte.
Eux qui avaient vu la gloire de Dieu dans le désert et durant l’Exode, n’ont pourtant jamais cessé de trompé leur Dieu, avec de faux dieux.
Malgré l’infidélité du peuple, Dieu poursuit et reste indéfectible dans Son amour. Il n’a pas démissionné, Il ne les a pas rejetés et les poursuit de Son amour.
L’amour de Dieu est un amour qui protège
À l’ingratitude du peuple, le Seigneur répond par un amour persévérant malgré tout.
Le S eigneur nous dit ici qu’Il veut continuer à interpeller Son peuple pour qu’il revienne à Lui.
Parce que c’est un Dieu protecteur, l’amour de Dieu est un amour puissant qui protège Ses enfants.
L’amour de Dieu s’exprime dans Son enseignement et Sa guidance.
Dieu est un père plein d’attention, mais a aussi des gestes de mères et même de médecin. Il fait preuve à l’égard de Ses enfants d’une tendresse et d’une compassion particulières.
« 3 C’est pourtant moi qui avais appris à marcher à Ephraïm, les prenant par les bras, mais ils n’ont pas reconnu que je prenais soin d’eux. 4 Je les menais avec des attaches humaines, avec des liens d’amour, j’étais pour eux comme ceux qui soulèvent un nourrisson contre leur joue et je lui tendais de quoi se nourrir. »
On voit ici une description poétique des gestes de tendresse de Dieu. Cette image nourricière révèle combien les soins dévoués du Seigneur avaient pour but de corriger Ses enfants, de les guérir, mais ils ne voulurent point le reconnaître.
Ils ont ignorés Ses attentions. Pourtant Dieu n’a pas varié, n’a pas changé, car Dieu est amour.
Le peuple a tout reçu de la part d’un Père aimant. Mais le peuple ne reconnaît pas que tout ce qu’il possède lui vient d’un Dieu qui l’aime.
Cette ignorance de Dieu et de Ses voies reflètent la prostitution spirituelle.
Ce type d’ignorance est le symptôme d’une maladie plus profonde : l’apostasie ! (Le fait d’abandonner Dieu pour aller ailleurs)
Dieu veut guérir cette maladie qu’est la prostitution spirituelle, qui consiste à Le trahir en allant vers d’autres dieux.
Là où il y a prostitution, il y a toujours une cassure.
En temps de crise, de maladies, d’attaque ou d’oppression, dans notre condition humaine fragile, Dieu est Celui qui sait intervenir et prendre soin des siens.
Nous devons le reconnaître et Lui rendre grâces : Dieu a été bon et Il restera bon pour nous.
De nos jours cette prostitution spirituelle, cette idolâtrie se reflète par le règne du moi (Dieu n’est plus sur le trône), le désir d’être libre et faire ce que l’on veut avec nos corps, nos biens, notre temps…
Nous nous rendons compte que nous sommes dans cette prostitution lorsque nous n’arrivons pas à garder nos pensées centrées sur Dieu, lorsque nous n’arrivons pas à jouir de Sa présence, à prendre plaisir dans la méditation des Écritures.
Nous sommes aussi dans cette prostitution lorsque nous pensons que c’est nos capacités, nos moyens, notre intelligence, notre énergie… qui nous ont donné d’avoir xe que nous avons. Non ! Tout nous a été donné par pure grâce.
v.7 « Mon peuple ! ils s’accrochent à leur apostasie… »
Le peuple s’accroche à son apostasie.
Ce verset illustre de manière frappante l’incapacité de ceux qui sont piégés par leur perversité spirituelle.
Car si Dieu doit nous écouter, nous répondre (et Il veut nous répondre), nous devons être vrais et décider de n’aller que vers Lui seul.
Nous devons entendre ce que le Christ a promis : « Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez, et cela vous arrivera. » (Jean 15.7). Il s’agit de demeurer en Lui seul.
Et si au contraire, nous conservons des péchés dans nos cœurs, le Seigneur pourrait rester sourd à nos cris.
L’amour de Dieu est un amour qui appelle au retour
Dieu use de tous les moyens pour séduire à nouveau Son peuple.
Le peuple n’est quand même pas revenu :
- v.5 « […] car ils ont refusé de revenir à moi…. »
- v.7 « Mon peuple ! ils s’accrochent à leur apostasie : on les appelle en haut, mais, tous, tant qu’ils sont, ils ne s’élèvent pas. »
En face du Dieu vivant et vrai qui montre un amour passionné, il y a un rival puissant qui propose la gloire de ce monde, les richesses, les plaisirs de ce monde.
A propos du péché, le prophète Osée nous explique qu’il émane d’un état d’esprit, d’une mentalité dévoyée, un esprit de prostitution qui oriente tout l’être, l’empêche de produire le bien et de revenir à l’Éternel.
Ce péché affecte donc l’être entier et nécessite non seulement le pardon des actes mauvais, mais aussi la guérison, la transformation de l’être.
Lorsque l’homme persiste dans le péché, ce dernier imprègne sa mentalité, rend l’homme esclave et sclérose sa conscience, qui devient insensible, rendant impossible même le retour à Dieu.
- Ésaïe 59.1-2 : « Non, le bras de l’Eternel n’est pas devenu trop court pour sauver, ni son oreille trop dure pour entendre, mais ce sont vos fautes qui ont fait séparation entre vous et votre Dieu, ce sont vos péchés qui vous l’ont caché et l’ont empêché de vous écouter. »
- Jérémie 13.23 : « Un Ethiopien peut-il changer sa peau, et un léopard ses taches? De même, pourriez-vous faire le bien, vous qui êtes habitués à faire le mal ? »
- Jean 8.34 : « Jésus leur répondit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui commet le péché est esclave du péché. »
Conclusion
Prions pour une guérison spirituelle.
Nous savons qui est le plus important dans notre vie, ce qui nous motive le plus !
Si ce n’est pas Dieu, nous avons besoin de délivrance !
Dans Son amour, le Seigneur veut guérir Son peuple.
Pour retourner vers Dieu, nous devons réfléchir à la manière dont Il nous aime et considérer tout ce qu’Il fait.
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