« Nous sommes pressés de toute manière, mais non pas écrasés ; désemparés, mais non pas désespérés ; persécutés, mais non pas abandonnés ; abattus, mais non pas perdus ; nous portons toujours avec nous, dans notre corps, la mort de Jésus, pour que la vie de Jésus aussi se manifeste dans notre corps. »
2 Corinthiens 4.8-10
Frère Arnold Daya de Portes Ouvertes
I. Pourquoi sommes nous pressés de toute manière ?
1. Parce que nous détenons un trésor
Ce trésor c’est le Christ Jésus Lui-même.
Sa lumière brille au milieu de l’obscurité. Dieu a voulu nous éclairé :
« Dieu a dit : « Que la lumière brille au milieu de l’obscurité ! » Et c’est lui-même qui a brillé dans nos cœurs. Il a voulu nous éclairer, en nous faisant connaître sa gloire, qui brille sur le visage du Christ. »
2 Corinthiens 4.6
Cela nous fait penser ailleurs à la parabole de Jésus sur le Royaume des Cieux, qui est semblable à un homme qui trouve un trésor (Matthieu 13.44-46).
Nous avons donc un trésor en nous, le Christ qui a brillé dans nos vies, qui nous a fait connaître la vérité de Dieu.
Il nous a pardonné nos péchés pour que le Père puisse nous ouvrir les yeux sur Sa gloire.
Il nous donne la vie éternelle. Jésus est ce trésor qui est en nous, le pain de vie, le pain vivant de Dieu qui descend du Ciel et qui donne la vie aux hommes.
Jésus est celui qui nous a donné le Royaume de Dieu et Il nous appelle à communiquer ce Royaume, à aller répandre ce Royaume dans le cœur des hommes et des femmes du monde entier.
C’est ce à quoi les forces des ténèbres s’opposent littéralement : elles veulent nous arrêter. Elles nous pressent, nous oppressent, nous exposent à la persécution.
Le Christ a Lui aussi été pressé de toute part et a vécu l’angoisse, la souffrance : Il est pour nous un exemple.
« Ô mon Père, si tu le veux bien, éloigne de moi cette coupe (de souffrance). Toutefois, que ta volonté soit faite, et non la mienne. Un ange venu du ciel lui apparut et lui donna de nouvelles forces. L’angoisse le saisit, il commença à lutter avec la mort, sa prière se fit de plus en plus pressante, il jeta (dans ce combat) toutes les forces de son être, sa sueur coulait jusqu’à terre, pareille à des gouttes de sang. »
Luc 22.43-44
Tellement la pression était forte, le Christ jeta dans ce combat toutes les forces de Son être. Il était littéralement dans une agonie : l’agonie c’est la dernière phase de vie d’un être avant sa mort.
On peut imaginer le combat spirituel contre les ténèbres, contre le péché, contre la mort. Si cela est arrivé à notre Maître, à plus forte raison à nous !
C’est littéralement ce que l’Église persécutée est en train de vivre.
Tertullien disait : « Le sang des martyrs est la semence de l’Église. »
L’auteur de l’épître aux Hébreux nous apporte le conseil suivant :
« Considérez en effet celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle opposition contre sa personne, afin que vous ne vous fatiguiez pas, l’âme découragée. Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang en combattant contre le péché. »
Hébreux 12.2-4
2. Parce que nous sommes fragiles
En tant qu’être humain, nous sommes fragiles. Notre humanité a été fragilisée par le péché.
Notre Maître, Jésus Lui-même, est venu comme serviteur souffrant. Il est écrit dans le livre du prophète Ésaïe :
« Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée…»
Ésaïe 53.2
L’apôtre Paul écrit ainsi :
« Car encore qu’il ait été crucifié selon la faiblesse de la chair, toutefois, il est vivant par la puissance de Dieu; et nous de même, nous sommes aussi faibles comme lui, mais nous vivrons avec lui par la puissance de Dieu au milieu de vous. »
2 Corinthiens 13.4
Nous aussi, aujourd’hui, nous sommes fragiles et l’ennemi fait tout ce qui est en son pouvoir pour nous presser afin de nous déstabiliser.
Et dans cette guerre, il faut résister en combattant jusqu’au sang. Dieu ne permettra pas que nous soyons écrasés.
II. Pourquoi ne sommes nous pas écrasés ?
1. Parce que nous sommes des instruments entre les mains de Dieu
« Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette puissance supérieure soit attribuée à Dieu, et non pas à nous. »
2 Corinthiens 4.7
L’apôtre Paul qui est passé par des tribulations, souffrances et privations terribles, écrit pourtant (depuis sa prison) dans son épître aux Philippiens :
« Je veux que vous le sachiez, frères: ce qui m’est arrivé a plutôt contribué aux progrès de l’Évangile. En effet, dans tout le prétoire et partout ailleurs, il est devenu manifeste que c’est pour Christ que je suis dans les chaînes: la plupart des frères, confiants dans le Seigneur en raison de mes chaînes ont beaucoup plus de hardiesse pour annoncer sans crainte la parole de Dieu. »
Philippiens 1.12-14
Nous ne sommes pas écrasés parce que nous sommes des instruments dans la main de Dieu. Il nous utilisent comme Il veut, nous travaillons avec Lui dans Son Royaume.
Les défis auxquels nous faisons face contribuent à l’avancée du Royaume de Dieu dans les cœurs des hommes et des femmes.
Nous sommes des instruments chéris, aimés, estimés de Dieu
Jésus est notre exemple :
« Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance l’épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus, qui est l’auteur de la foi et qui la mène à la perfection. Au lieu de la joie qui lui était proposée, il a supporté la croix, méprisé la honte, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. »
Hébreux 12.1-2
« Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine. Dieu est fidèle, et il ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter. »
1 Corinthiens 10.13
Dans la tentation, l’épreuve, Dieu ne permettra pas que nous soyons accablés au-delà de nos forces.
Pourtant nous lisons sous la plume du même apôtre Paul qu’il affirme avoir été accablé au-delà de ses forces :
« Nous ne voulons pas, en effet, vous laisser ignorer, frères, au sujet de la tribulation qui nous est survenue en Asie, que nous avons été accablés à l’extrême, au-delà de nos forces, de telle sorte que nous désespérions même (de conserver) la vie. Mais nous, en nous-mêmes, nous avions accepté notre arrêt de mort, afin de ne pas placer notre confiance en nous-mêmes, mais en Dieu qui ressuscite les morts. »
2 Corinthiens 1.8
C’est là qu’il faut distinguer :
- La tentation, l’épreuve : toutes les diverses épreuves que Dieu peut permettre dans la vie du croyant pour le façonner et l’aider à grandir dans la foi.
- les tribulations, la persécution : toute l’adversité et les ruses de guerre de l’ennemi, pour oppresser, tourmenter, affliger, autrement dit pour détruire le croyant ou l’éloigner de Dieu.
Sachons le, dans la persécution, même si nous mourrons aujourd’hui, nous mourrons pour rejoindre le Père.
2. Parce que nous portons notre attention sur les réalités éternelles
« […] nous portons toujours avec nous, dans notre corps, la mort de Jésus, pour que la vie de Jésus aussi se manifeste dans notre corps. Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus se manifeste aussi dans notre chair mortelle.»
2 Corinthiens 4:10-11
Nous ne sommes pas écrasés parce que notre attention est portée sur les réalités éternelles et non pas sur ce qui se passe maintenant.
« C’est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et même lorsque notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car un moment de légère affliction produit pour nous au-delà de toute mesure un poids éternel de gloire. Aussi nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont momentanées, et les invisibles sont éternelles. »
2 Corinthiens 4.16-18

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