3 JEAN 1.9-15 IMITER LA VÉRITÉ

3 JEAN 1.9-15 IMITER LA VÉRITÉ

Introduction

Notre texte est tiré d’une petite lettre privée, très personnelle de l’ancien Jean à un certain Gaïus. C’est la plus courte épître de toute la Bible.

À l’exemple du titre du film « Le Bon, la Brute et le Truand », dans notre passage nous avons en quelques sortes « le Bon, le Mauvais et le Fidèle ».

La troisième épître de Jean a été écrite pour traitée d’une situation spécifique dans l’Église primitive : le soutien financier des frères appelés par Dieu pour Le servir.

Comme nous allons le voir, notre attitude à l’égard des dons généreux aux frères qui servent Dieu distingue les bons, les mauvais et les fidèles.

Notre manière de donner généreusement pour soutenir les pasteurs enseignants et missionnaires appelés par Dieu, nous définit comme bon, mauvais ou fidèle.

Jean écrit : « J’ai, en effet, éprouvé une très grande joie, car des frères arrivés ici rendent témoignage à la vérité qui transparaît dans ta vie : toi, tu marches dans la lumière de la vérité. Ma plus grande joie, c’est d’apprendre que mes enfants marchent dans la lumière de la vérité. » (3 Jean 1.3-4)

Par les écrits de Jean, nous comprenons que l’église dont Gaïus est le chef, est une église saine.

Gaïus marche dans la vérité théologique et éthique, et l’église avec lui. Ils manifestaient leur amour en prenant soin des prédicateurs itinérants. Ils manifestaient un équilibre saint entre le physique et le spirituel. Jean les considère comme des compagnons d’œuvre dans la cause de la vérité évangélique.

Le mauvais

Cette église locale dispose d’un bon dirigeant, d’une bonne théologie. Pourrait-il y avoir des problèmes dans une communauté aussi parfaite ?

Oui, nous devons comprendre qu’il y a du bon grain mais aussi de l’ivraie dans toutes les églises locales, et ce depuis l’Église primitive, et jusqu’au retour du Christ.

Dans cette communauté il y a un homme, Diotrèphe, un ambitieux, un homme à problème :

v.9-10 « J’ai écrit quelques mots à l’Église; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit pas. C’est pourquoi, si je viens, je rappellerai les actes qu’il commet, en répandant contre nous des paroles mauvaises; non content de cela, lui-même ne reçoit pas les frères, et ceux qui voudraient le faire, il les en empêche et les chasse de l’Église. »

C’est ce Diotrèphe qui est le mauvais dans notre récit. Quel genre d’homme est-il ?

Diotrèphe a du culot dans la façon dont il ose traiter Jean, l’Ancien qui a connu et suivi le Christ !

Malgré son autorité, Jean est enquiquiné par ce Diotrèphe.

Comme il n’a pas reconnu l’autorité de Jean, ce dernier annonce qu’il va venir dénoncer publiquement son comportement inadmissible.

Jean énumère les choses suivantes à l’encontre de Diotrèphe :

  • Diotrèphe se livre à la propagation d’accusations injustifiées contre Jean. Il cherchait délibérément à saper l’autorité de Jean en recourant à des calomnies sans fondement. Il colportait des ragots.
  • Diotrèphe refuse d’accueillir les frères qui servent le Seigneur, missionnaires, enseignants, prédicateurs itinérants.
  • Diotrèphe empêche les autres membres de la communauté qui voudraient aider ces frères itinérants de le faire.
  • Enfin, Diotrèphe ose même expulser de l’église les frères qui veulent accueillir et aider les missionnaires, prédicateurs itinérants.

La grandeur chrétienne se trouve dans le service. Ceux qui veulent être les premiers doivent être les derniers, les plus humbles, les serviteurs de tous.

C’est le Christ Jésus qui doit être le premier en toutes choses : « Il est la tête du corps, de l’Église. Il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier. » ‭‭(Colossiens‬ ‭1.18)

Les actions de Diotrèphe démontrent que cet homme n’est pas de Dieu ; il n’est pas dans la foi biblique, dans l’amour, dans la communion avec Jean.

Ses actions montrent que cet homme est ambitieux, arbitraire, sans doute pragmatique dans le mal, jaloux, égoïste, avide de pouvoir. Il était prêt à tout pour régner, au langage dur, il cherchait à exercer une autorité dans l’église locale.

Diotrèphe était probablement charismatique pour pouvoir entraîner des gens à sa suite.

Nous avons sans doute nous aussi des Diotrèphe dans nos églises locales.

Lorsqu’il y a des Diotrèphe dans nos communautés, il ne faut pas être lâche, mais avoir le courage de les confronter et les recadrer.

Et s’ils ne changent pas d’avis, nous devons aussi avoir le courage de les faire sortir de l’assemblée.

Nous devons savoir nous opposer aux calomniateurs.

La vérité ne peut sortir que lorsqu’on confronte les différents protagonistes d’une histoire.

Comment distinguer le mauvais du bon et du fidèle

Jean l’Ancien met en garde Gaïus (v.11) : « Bien-aimé, n’imite pas le mal, mais le bien. Celui qui fait le bien est de Dieu; celui qui fait le mal n’a pas vu Dieu. »

Il nous donne ici un principe que nous devrions tous suivre.

Jean fournit ici un principe de discernement : ce qu’une personne fait ou la façon dont elle vit, reflète sa relation avec Dieu.

Celui qui fait continuellement le mal, il pourra prétendre qu’il est chrétien, prétendre qu’il est apôtre, pasteur, prophète, etc. Mais en fait, il n’a jamais vu Dieu.

Jean l’affirme ailleurs :

  • « Quiconque demeure en lui ne pratique pas le péché; quiconque pratique le péché ne l’a pas vu, et ne l’a pas connu. »(1 Jean‬ ‭3.6)
  • « C’est par là que se font reconnaître les enfants de Dieu et les enfants du diable. Quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, ni celui qui n’aime pas son frère. » (1 Jean 3.10)
  • « Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres; car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. » (1 Jean 4.7)

La foi véritable c’est aimer Jésus et aimer son prochain !

« Si quelqu’un dit : J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur, car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ? » (1 Jean‬ ‭4.20)

Notre comportement, le fait de faire du bien sont des preuves pour nous mêmes que nous sommes de Dieu, que nous sommes nés de Dieu, que nous avons notre origine et notre source en Dieu. C’est une preuve objective de notre filiation à Dieu.

Le bon et le fidèle

v.12 « Tous, et la vérité elle-même, rendent un bon témoignage à Démétrius; nous aussi, nous lui rendons témoignage, et tu sais que notre témoignage est vrai. »

Alors qu’il y a dans cette église un Diotrèphe qui est le méchant, le mauvais, il y a un Gaïus, qui est le fidèle, mais aussi Démétrius qui est le bon.

Lorsque Jean parle de Démétrius, il déclare que : c’est comme si la vérité en personne atteste que ce frère est vrai !

Sa vie était conforme à la vérité. Son caractère était bon.

Démétrius était un homme digne de confiance.

Ce frère était habité par la vérité et proclamait la vérité. Gaïus et lui étaient en communion avec Jésus qui est la vérité !

Nos communautés ont besoin de trouver des gens comme Gaïus et Démétrius, qui sont bons, qui aiment Jésus, qui sont en communion avec le Christ et qui démontrent par leur comportement que leur préférence, leur priorité c’est l’Évangile de Jésus-Christ ; des gens qui démontrent leurs priorités par le fait d’ouvrir leurs maisons aux missionnaires, aux pasteurs, aux enseignants de la parole de Dieu.

Leur caractère témoigne en leur faveur, leur attitude est une démonstration que le Seigneur est avec eux.

Jean rajoute enfin : « J’aurais beaucoup à t’écrire, mais je ne veux pas le faire avec l’encre et la plume. J’espère te voir bientôt, et nous parlerons de vive voix. » (3 Jean 1.13-14)

« Que la paix soit avec toi ! Les amis te saluent. Salue les amis, chacun en particulier. » ‭‭(3 Jean‬ ‭1‬:‭15‬)

Oui, au sein de nos églises, nous pouvons avoir de vrais amis.

Ces salutations finales de Jean sont la marque d’un cœur pastoral.

Jean conclue en priant que la paix soit avec Gaïus.

Sachant que la position de Gaïus risquait de devenir plus difficile dans les jours à venir, Jean lui a souhaité la paix intérieure de la conscience, la paix fraternelle de l’amitié, la paix céleste de la gloire.

La paix dans la Bible n’est pas qu’une question d’absence de conflits, mais surtout la bénédiction, la plénitude, la solidité, le bien être.

Les conflits tourmentent souvent nos communautés. Mais au milieu de ceci, il peut toujours y avoir cette paix du S eigneur Jésus-Christ qui dépasse tout intelligence.

Conclusion

Notre manière de donner généreusement pour soutenir les enseignants, pasteurs, missionnaires, appelés par Dieu, nous définit comme bon, mauvais ou fidèle.

Soyons ouverts, hospitaliers et généreux à l’égard des frères choisis par Dieu pour Le servir.

C’est très important car dès le commencement, le Christ Jésus a donné ce commandement : « Allez, faites de toutes les nations des disciples ! »

Apporter un soutien approprié, adéquat à ceux qui ont été reconnus et mis à part pour le service de Dieu en tant que prédicateurs, enseignants, et missionnaires, a toujours été un problème pour les disciples de Jésus. Même de nos jours, le sujet de l’argent est toujours plus ou moins tabou dans nos églises.

Pour nous, il s’agit d’entrer dans ce que la Bible dit et de servir le Seigneur. Nous devons respecter Dieu avec nos finances et Le servir en premier avec notre argent, en Lui donnant la priorité dans notre budget, et en restant sobre dans nos dépenses. Ne gaspillons pas d’argent pour notre bien être matériel dans ce monde.

Quand Dieu a la première place, tout se met en ordre.

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